le mari et sa deuxième compagne déférés pour meurtre et acte de torture


La victime, âgée de 31 ans et enceinte de 8 mois, est décédée mercredi à l’hôpital. Son mari et la deuxième compagne de celui-ci, tous deux de nationalité sénégalaise, comparaissent pour meurtre avec acte de torture et barbarie.

L’homme soupçonné d’avoir tué son épouse enceinte de huit mois mercredi à Montargis (Loiret) va être présenté vendredi 5 août, avec sa deuxième compagne, devant le pôle criminel d’Orléans pour meurtre avec acte de torture et barbarie, a annoncé le procureur de la République de Montargis.

«Les infractions qui seront reprochées peuvent être qualifiées de meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime, (…) constitué d’actes de torture et barbarie», a déclaré lors d’une conférence de presse le procureur de la République Loïc Abrial, en précisant que l’information judiciaire serait confiée à un juge d’instruction du pôle criminel d’Orléans. Le procureur a requis les placements en détention provisoire du mari de la victime et de sa deuxième compagne, elle aussi enceinte. Ils sont tous deux de nationalité sénégalaise.

La victime était décédée mercredi à l’hôpital de Montargis, après avoir été retrouvée inconsciente à son domicile. Âgée de 31 ans et de nationalité française, elle présentait de «nombreuses lésions et nombreuses fractures», notamment au visage, selon Loïc Abrial. «La cause de sa mort est un traumatisme crânien grave (…) probablement consécutif des nombreux coups reçus au niveau de la tête. Ce traumatisme crânien est en outre associé à un traumatisme cervical antérieur, qui pourrait être consécutif de gestes de strangulation», a détaillé le procureur, citant les premiers éléments de l’autopsie. «Certaines des blessures constatées s’apparentent à des actes de torture et de barbarie. Les nombreuses lésions sont d’âges différents (…) et ont été constatées sur l’ensemble du corps», a-t-il ajouté. Des analyses anatomopathologiques sont toujours en cours.

La petite fille portée par la victime était «quasiment à terme» et «viable» et «son décès semble lié à celui de la mère», selon le parquet. Lors de ses auditions, l’époux, âgé de 35 ans, a admis une dispute avec la victime, «mais il a nié toute intention homicide», a précisé le magistrat.


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