Amnesty «maintient pleinement » son rapport critiqué par Kiev


Le président Zelensky avait en retour accusé l’ONG de «tenter d’amnistier l’état terroriste» de Russie.

Amnesty International a affirmé vendredi 5 août assumer pleinement de son rapport reprochant à l’armée ukrainienne de mettre en danger des civils dans sa résistance à l’invasion russe en installant des infrastructures militaires dans des zones habitées, violemment rejeté par Kiev.

«Nous maintenons pleinement nos conclusions», a déclaré la secrétaire générale de l’ONG, Agnès Callamard, à l’AFP par courrier électronique, soulignant qu’elles étaient «fondées sur des preuves obtenues lors d’investigations de grande ampleur» et déplorant la réaction des autorités ukrainiennes. Elle a déploré la réaction des autorités ukrainiennes «qui risque de paralyser une discussion légitime et importante de ces questions» de protection des civils, précisant que le gouvernement n’avait pas répondu à une demande de réaction ou de commentaire avant la publication du rapport.

L’ONG a «clairement indiqué que les pratiques militaires ukrainiennes» décrites dans son rapport, dont l’installation d’infrastructures militaires dans des écoles et des hôpitaux, «ne justifient en rien les violations systématiques par la Russie du droit international humanitaire», a rappelé Agnès Callamard. «Ignorer des violations commises par une partie privilégiée par rapport à l’autre ne serait pas une manière de rendre compte des droits humains», a-t-elle plaidé. Volodymyr Zelensky a estimé jeudi soir dans sa déclaration vidéo quotidienne que ce rapport mettait «la victime et l’agresseur d’une certaine manière sur un pied d’égalité».



Notre Partenaire : Actu du jour

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*