Patrick Balkany va sortir de prison ce vendredi


L’ancien maire de Levallois-Perret, condamné pour blanchiment de fraude fiscale, a obtenu la confirmation de sa libération conditionnelle par la cour d’appel de Paris.

Après de longs mois de bataille judiciaire, Patrick Balkany va sortir de prison vendredi. La cour d’appel de Paris a annoncé ce jeudi la libération conditionnelle de l’ancien maire de Levallois-Perret, condamné à cinq ans de prison pour «blanchiment de fraude fiscale». Il est incarcéré depuis février à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

«Cette décision est irréprochable en droit», ont réagi ses avocats Mes Romain Dieudonné et Robin Binsard, avant de poursuivre: «Rien ne justifie dans ce dossier le maintien en détention d’un homme de 73 ans qui a déjà purgé les deux tiers de sa peine.»

Patrick Balkany sera toutefois soumis à une interdiction de quitter le territoire national sans autorisation du juge et sera tenu de rembourser sa dette liée à ses malversations financières.

L’ancien baron des Hauts-de-Seine et son épouse Isabelle Balkany ont été reconnus coupables de ne pas avoir payé d’impôt sur la fortune entre 2010 et 2015 et d’avoir payé un impôt sur le revenu amplement sous-évalué entre 2009 et 2014.

Après avoir effectué cinq mois de détention pour fraude fiscale, puis avoir été libéré sous bracelet électronique pour raisons de santé en février 2020, l’ancien élu LR est retourné en prison en février dernier en raison de nombreux manquements à ses obligations, selon la justice. Son épouse avait, elle, été hospitalisée après avoir, selon son mari, fait une tentative de suicide. Elle a regagné son domicile le 4 juin en attendant une éventuelle convocation devant la justice.

«Acharnement judiciaire»

De son côté, Patrick Balkany est incarcéré depuis le 7 février à Fleury-Mérogis en Essonne. Le 30 mai, le tribunal d’application des peines d’Evry lui a accordé une libération conditionnelle, sans bracelet électronique. Mais le parquet d’Evry a fait appel, rappelant notamment que l’ancien élu LR «ne justifie, au plus, que du paiement d’une somme totale de 7000 euros environ, depuis février 2022, alors que la dette fiscale dont il a la charge de la réparation s’élève à plus de quatre millions d’euros». Ses avocats ont alors dénoncé un «acharnement judiciaire».

Sa défense a assuré à l’AFP que des confiscations avaient déjà eu lieu, même si ces dernières ne sont pas encore définitives. Me Robin Binsard a estimé que le parquet faisait preuve d’une «certaine mauvaise foi en ne tenant pas compte de ces confiscations». Outre cette condamnation pour fraude fiscale, Patrick Balkany est visé par d’autres enquêtes. Il a été mis en examen à Nanterre (Hauts-de-Seine), en février 2021, pour abus de bien sociaux, détournements de fonds publics et prise illégale d’intérêts, soupçonné d’avoir mis à disposition de son gendre des immeubles de bureaux, sans versement de loyer.

Dans une autre affaire, dite «des chauffeurs», où il est accusé d’avoir eu recours à des agents municipaux comme chauffeurs privés, sa mise en examen pour détournements de fonds publics a été confirmée en décembre dernier par la chambre de l’instruction.



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