plusieurs dizaines d’individus attaquent des pompiers et des policiers lors d’un guet-apens


Les forces de l’ordre, attirées en pleine nuit dans un quartier sensible de Limoges, ont été visées par de nombreux tirs de mortiers et jets de projectiles. La bataille rangée a duré plus de quatre heures.

Des pompiers et des policiers ont été attirés dans un guet-apens avant d’être violemment agressés par une trentaine d’individus, à Limoges, dans la nuit de lundi à mardi, a appris Le Figaro de source policière ce mardi 2 août. Ils ont notamment été visés par des tirs de mortiers, des cocktails molotov et des jets de pavés dans le quartier sensible du Val de l’Aurence, nous indique-t-on.

Vers 23 heures, les pompiers sont appelés pour éteindre un incendie de voiture. Sur place, ils sont pris à partie par plusieurs dizaines d’individus encagoulés. Des policiers sont alors dépêchés sur place avant d’être à leur tour visés. «C’était une véritable embuscade, les agresseurs voulaient manifestement en découdre», indique une source bien informée, qui évoque une «embuscade bien préparée». Au cœur du guet-apens, les forces de l’ordre font usage de leur lanceur de balle de défense (LBD) et de grenades lacrymogènes.

Quatre heures de bataille rangée

Une voiture occupée par trois jeunes filles, «visiblement sous emprise» nous précise-t-on, aurait également été projetée sur les agents de police, avant d’être stoppée en pleine course par des tirs de LBD brisant les vitres et faisant fuir la conductrice. Plusieurs véhicules ont été incendiés, puis éteints par des habitants avec des tuyaux d’arrosage – les sapeurs-pompiers étaient dans l’impossibilité d’intervenir.

Le quartier du Val de l’Aurence est situé dans l’ouest de Limoges. Capture d’écran Google Maps

La bataille rangée a duré plus de 4 heures, de 23 heures aux environs de 3h30 du matin. Aucun blessé n’est à déplorer, et aucun individu n’a pour l’instant été interpellé. Une enquête s’appuyant sur les images de vidéosurveillance est en cours, et une compagnie de CRS a été dépêchée pour sécuriser le quartier, «qui fait l’objet d’une montée en puissance dans la violence», explique-t-on.



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