l’ex-président Medvedev plaide le «piratage» après un post au vitriol


L’ex-président russe Dmitri Medvedev, coutumier des déclarations au vitriol sur les réseaux sociaux, a affirmé mardi 2 août que l’un de ses comptes avait été piraté, après la publication d’un message remettant en question la souveraineté d’ex-républiques soviétiques.

Apparu dans la nuit de lundi à mardi sur la page officielle de M. Medvedev sur VKontakte (VK), l’équivalent russe de Facebook, ce long message, effacé au bout de quelques minutes, affirmait notamment que «tous les peuples qui habitaient autrefois la grande et puissante URSS vivront à nouveau ensemble, dans l’amitié». «Les administrateurs de VKontakte vont s’occuper de ceux qui ont piraté la page, écrit et publié le message effacé», a déclaré un porte-parole de Dmitri Medvedev à l’agence de presse russe Interfax.

La publication de ce message sur la page de Dmitri Medvedev est intervenue alors que plusieurs pays qui appartenaient autrefois à l’Union soviétique s’inquiètent depuis que Moscou a lancé une intervention militaire en Ukraine. En écho à ces craintes, le message effacé affirmait que la Géorgie, pays du Caucase qui a affronté Moscou lors d’une guerre en 2008, ne pouvait exister qu’en faisant partie de la Russie.

«Génocide»

Le message prenait également pour cible le Kazakhstan, la plus grande des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, dont les relations avec la Russie traversent des turbulences à cause de sa neutralité affichée au sujet de l’Ukraine. Dans le message publié sur le compte de Dmitri Medvedev, le Kazakhstan était qualifié d’«Etat artificiel» et accusé de «génocide» contre la minorité russe qui vit dans ce pays, une accusation similaire portée sans preuve par Moscou contre l’Ukraine pour justifier son intervention militaire.

Dmitri Medvedev a été président de 2008 à 2012, puis premier ministre de 2012 à 2020. Il est actuellement vice-président du puissant Conseil de sécurité russe. Autrefois considéré comme une figure modérée, il est désormais abonné aux déclarations fracassantes, qualifiant par exemple les adversaires de la Russie d’«enfoirés» et de «dégénérés» ou évoquant le recours à l’arme nucléaire.



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