la Commission électorale accuse le parti d’Imran Khan de financement illégal


Le parti de l’ancien premier ministre pakistanais Imran Khan a accepté des millions de dollars de donations illégales provenant de l’étranger, a affirmé mardi la Commission électorale.

Cette commission basée dans la capitale Islamabad a indiqué que le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de Imran Khan avait utilisé 16 comptes en banque secrets et accepté des dons provenant d’Australie, du Canada, des Émirats arabes unis et des îles Caïman. L’affaire remonte à 2014, quand un membre du PTI avait accusé les dirigeants du parti d’irrégularités financières. La loi pakistanaise interdit aux partis politiques de recevoir des fonds et des dons d’entreprises ou d’individus de nationalité étrangère. La Commission électorale a également affirmé que les détails financiers fournis par Imran Khan étaient «grossièrement inexacts». Le PTI a démenti ces accusations et affirmé que les dons provenaient de Pakistanais expatriés, et non de ressortissants étrangers.

Ancien joueur vedette de cricket entré en politique, Imran Khan a été renversé en avril par une motion de censure au Parlement, après avoir été accusé de mauvaise gestion économique. Il aurait aussi perdu la confiance de la puissante armée pakistanaise. Le PTI a la possibilité de contester en justice les conclusions de la Commission électorale, laquelle peut par ailleurs confisquer les fonds illégalement obtenus. Le gouvernement a également la possibilité de saisir la Cour suprême pour faire interdire le PTI, même si cette extrémité est jugée peu probable. «Politiquement, ce ne serait pas un précédent idéal pour un groupe de partis politiques de faire interdire leurs rivaux», a commenté Osama Malik, un expert en questions juridiques pakistanais. La Commission enquête également sur des allégations de financement étranger contre deux autres grands partis politiques, le PML-N du premier ministre Shehbaz Sharif et son allié le Parti du peuple pakistanais (PPP). Les deux formations ont nié ces accusations.



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