Israël craint des attaques après l’arrestation présumée d’un chef du Djihad islamique


L’armée israélienne a ordonné mardi 2 août la fermeture de plusieurs routes le long de la frontière avec la bande de Gaza, craignant des attaques depuis l’enclave palestinienne après l’arrestation présumée d’un chef du Djihad islamique en Cisjordanie.

«À la suite d’une évaluation de la situation et d’activités terroristes affiliées au Djihad islamique palestinien, il a été décidé de bloquer les zones et les routes adjacentes à la barrière de sécurité avec la bande de Gaza», a indiqué l’armée dans un communiqué.

Deux personnes ont été arrêtées

«La zone a été fermée aux civils en raison d’une menace directe et afin d’empêcher une éventuelle attaque contre des civils», poursuit l’armée qui a également annoncé la fermeture d’une plage, la suppression des trains entre les villes d’Ashkelon et Sderot ainsi que la fermeture du passage d’Erez, seul point de passage pour les personnes entre la bande de Gaza et le territoire israélien.

Bordée par l’Égypte, la mer Méditerranée et Israël, l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas est soumise à un blocus israélien depuis plus de 15 ans. Lundi soir, les forces de sécurité israéliennes ont mené un raid à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, au cours duquel elles ont «arrêté deux personnes suspectées d’activités terroristes».

Des attaques à répétition

Et selon les médias israéliens mardi, une des personnes arrêtées est Bassam Saadi, un responsable du Jihad islamique en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Le Djihad islamique est le principal groupe islamiste armé palestinien après le Hamas. Lors de l’opération, un Palestinien a été tué par des tirs israéliens, selon le ministère de la Santé palestinien.

Depuis fin mars, les forces de sécurité israéliennes mènent des opérations quasi-quotidiennes en Cisjordanie à la suite d’une série d’attaques perpétrées par des Palestiniens et des Arabes israéliens en Israël et en Cisjordanie dans lesquelles 19 personnes, en majorité des civils, ont perdu la vie. Au cours de la même période, au moins 55 Palestiniens ont été tués, principalement en Cisjordanie occupée. Parmi les victimes figurent des militants présumés et des civils, parmi lesquels la journaliste américano-palestinienne d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh, qui couvrait une opération israélienne à Jénine.



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