François Bayrou s’oppose à l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution, défendue par LREM


Le président du MoDem a exprimé des réserves ce dimanche, à propos d’une proposition de loi portée par le groupe LREM à l’Assemblée nationale.

Une première voix dissonante au sein de la majorité présidentielle. Ce samedi, la chef de file des députés LREM, Aurore Bergé, a annoncé avoir déposé une proposition de loi constitutionnelle pour protéger l’accès à l’IVG. Un acte fort, en écho à la révocation de ce droit par la Cour suprême américaine. La députée a rapidement reçu le soutien de la première ministre, Élisabeth Borne, et cahin-caha celui des principaux groupes d’opposition à l’Assemblée nationale, la Nupes et le Rassemblement national. Mais le président du MoDem François Bayrou, ne voit pas les choses du même œil. «Je ne suis pas pour», affirme le maire de Pau ce dimanche sur BFMTV. Pour lui, «c’est surprenant que ce qui se passe aux États-Unis entraîne des réactions effervescentes dans la vie politique française».

Des divergences au sein de la majorité

«Je ne suis pas pour qu’on décalque la vie politique sur celle des États-Unis», met donc en garde François Bayrou, en dissonance avec la présidente du groupe LREM. Une façon pour ce proche soutien du président de la République de rappeler que le MoDem est un allié du parti présidentiel, mais avec ses spécificités. Et de raviver ses critiques envers la locataire de Matignon. François Bayrou affirmait en effet ce mercredi que «les temps exigent que le premier ministre soit politique », ciblant directement Élisabeth Borne. Tout en soulignant que c’est à Emmanuel Macron de faire le choix de son chef de gouvernement, et qu’il «n’est pas une femme».

Ce dimanche, ce n’est pas la seule discordance qu’exprime le président du MoDem vis-à-vis de la Macronie. Sur la proposition du ministre de l’Éducation nationale, Pap NDiaye, de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes les enseignants, François Bayrou exprime là aussi son «désaccord» et affirme ne pas souhaiter «qu’on transforme le chef d’établissement en patron de l’établissement». Cette volonté de réformer le processus de recrutement des professeurs est pourtant défendue par le président de la République lui-même.

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