le nombre de tests de dépistage bondit de 25% en une semaine


La semaine dernière, 1,62 million de prélèvements ont été validés, soit 324.000 de plus que sur les sept jours précédents. Une «hausse importante», note la Drees.

La reprise épidémique se confirme, menant au retour de files d’attente devant les pharmacies et laboratoires. La semaine dernière, selon les dernières données de la Drees, rattachée au ministère de la Santé, les Français étaient plus nombreux à demander des tests de dépistage du Covid-19. Sur sept jours, 1,62 million de prélèvements ont été validés par un professionnel de santé, un bilan en hausse de 25% par rapport à la semaine précédente.

Il s’agit d’une «hausse importante», constate le service statistique du ministère, qui précise qu’un peu plus de la moitié de ce total étaient des tests antigéniques. En outre, la hausse est particulièrement forte chez les «moins de 16 ans», mais elle concernait l’ensemble des classes d’âge. De même, les tests salivaires, pratiqués pour les trois quarts chez des enfants de onze ans ou moins, étaient aussi en hausse de 36%.

Sans surprise, la dynamique actuelle va de pair avec le rebond épidémique observé en France depuis fin mai. Le nombre quotidien de cas positifs a triplé depuis, et le nombre moyen de tests réalisés chaque jour a suivi la même courbe, passant de 150.000, la semaine du 23 mai, à 231.000, la semaine dernière.

Depuis mi-juillet 2020, la France a enregistré plus de 301 millions de tests RT-PCR et antigéniques, dont plus de la moitié sur l’année 2021. Sur les six premiers mois 2022, près de 100 millions de prélèvements ont été validés, une dynamique expliquée par la vague Omicron qui a traversé l’Hexagone depuis novembre dernier. Malgré la reprise observée depuis quelques semaines, la demande de tests reste au plus bas depuis plus d’un an : en mai, 6,2 millions de résultats ont été validés, soit deux fois moins qu’en avril et le bilan le plus faible depuis septembre 2020.

Pour l’heure, les autorités observent avec prudence la reprise épidémique engendrée par les sous-variants Ba.4 et Ba.5. Lors d’un point presse, mardi, le ministère de la Santé s’est inquiété du faible volume de personnes ayant bénéficié d’une quatrième dose de vaccin, alors qu’un quart seulement des individus éligibles ont effectivement reçu ce rappel. Le rebond des cas reste limité mais la «lassitude» vaccinale ne doit pas fragiliser le bouclier contre l’épidémie, a averti le professeur Alain Fischer.



Notre Partenaire : Actu du jour

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*