La mort de la journaliste Shireen Abu Akleh due à un tir des forces de sécurité israéliennes


La journaliste palestino-américaine Shireen Abu Akleh a été tuée le 11 mai par un tir des forces de défense israéliennes a conclu le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, a annoncé vendredi juin une porte-parole.

«Toutes les informations que nous avons recueillies -y compris de l’armée israélienne et du procureur général palestinien- corroborent le fait que les tirs qui ont tué Shireen Abu Akleh et blessé son collègue Ali Sammoudi provenaient des forces de sécurité israéliennes et non de tirs indiscriminés de Palestiniens armés comme l’affirmaient initialement les autorités israéliennes», a déclaré Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

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Une enquête judiciaire est exigée

«Nous n’avons trouvé aucune information suggérant qu’il y ait eu une quelconque activité de Palestiniens armés à proximité des journalistes», a souligné Ravina Shamdasani, estimant qu’il était «profondément troublant que les autorités israéliennes n’aient pas ouvert d’enquête judiciaire». La journaliste américano-palestinienne portait une veste pare-balles sur laquelle était inscrit le mot «presse» et un casque de protection lorsqu’elle a été atteinte d’une balle juste sous la coupe de son casque. Elle se trouvait aux abords du camp de réfugiés de Jénine, bastion des factions armées palestiniennes où les forces israéliennes menaient un raid.

«La Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, continue d’exhorter les autorités israéliennes à ouvrir une enquête pénale sur le meurtre Shireen Abu Akleh et sur tous les autres meurtres et blessures graves commis par les forces israéliennes en Cisjordanie et dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre à Gaza». Selon le Haut commissariat, depuis le début de 2022, les forces de sécurité israéliennes ont tué 58 Palestiniens en Cisjordanie, dont 13 enfants.

«Aucune fusillade n’avait lieu à ce moment et à cet endroit»

«Le droit international des droits de l’homme exige une enquête rapide, approfondie, transparente, indépendante et impartiale sur tout recours à la force entraînant la mort ou des blessures graves. Les auteurs doivent être tenus responsables», a souligné Ravina Shamdasani. «Conformément à notre méthodologie mondiale de surveillance des droits de l’homme, notre Bureau a inspecté du matériel photo, vidéo et audio, s’est rendu sur les lieux, a consulté des experts, a examiné les communications officielles et a interrogé des témoins», a souligné la porte-parole.

Les services de Michelle Bachelet ont conclu que les journalistes avaient choisi une approche «les rendant visibles aux forces israéliennes déployées dans la rue». «Nos conclusions indiquent qu’aucun avertissement n’a été émis et qu’aucune fusillade n’avait lieu à ce moment et à cet endroit», a précisé Ravina Shamdasani indiquant que les journalistes portaient des équipements de protection clairement marqués. C’est à ce moment-là que plusieurs tirs au coup par coup et en provenance des forces israéliennes, les ont visés, a-t-elle précisé.


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