Gilles Pialoux appelle les Français à « être réactifs » à l’approche d’une 7e vague de Covid-19



La nouvelle hausse des cas de Covid-19 s’explique par la contagiosité du variant BA.5 d’Omicron, la moindre application des gestes barrières, et la diminution, avec le temps, de l’immunité induite par le vaccin, selon le chef de service de l’hôpital Tenon.

Alors que près de 80.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés ces dernières 24 heures, Gilles Pialoux a appelé ce vendredi sur BFMTV-RMC les Français à « ne pas attendre qu’il y ait des contraintes » pour porter à nouveau le masque et prendre rendez-vous pour une dose de rappel du vaccin.

« On est dans une situation qui est complexe mais avec des armes qui sont différentes d’avant », a déclaré le chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon, venu masqué sur le plateau de BFMTV.

En effet, le variant BA.5 d’Omicron, qui représente « 65% des nouvelles contaminations », est « hautement contagieux ». Avec le BA.4, ils sont « un peu comme des avions furtifs, c’est-à-dire qu’ils passent en dessous des défenses immunitaires », a regretté Gilles Pialoux.

A la contagiosité de ces variants, le chef de service a ajouté la distance de beaucoup de vaccinés avec leur dernière dose de vaccin et « une période festive avec des gestes barrières proches de zéro » pour expliquer la nouvelle hausse du nombre de cas de Covid-19.

« Un appel à la responsabilité individuelle »

Mais si cette augmentation des cas ne s’est pas, pour le moment, traduite par une hausse des entrées en réanimation, et qu’il n’y a pas « de signaux montrant que BA.5 est plus grave que les autres variants », Gilles Pialoux a appelé les Français à « la responsabilité individuelle ».

« On est dans cette situation politique où les prises de décision vont être plus complexes, […] il y a un appel à la responsabilité individuelle sur le port du masque dans les transports en commun. C’est pas parce que ce n’est pas obligatoire qu’il n’est pas conseillé », a-t-il martelé.

« Il va falloir s’habituer à vivre avec des vagues »

Il a également plaidé en faveur d’un retour à la vaccination, et notamment de la deuxième dose de rappel, ou quatrième dose de vaccin. « Ces variants très contagieux sont des mauvaises nouvelles pour l’immunité collective, ils nécessitent qu’on hausse le niveau de protection des plus fragiles » car « l’immunité induite par la souche initiale du Covid-19 ne sert presque à rien pour Omicron, ce sont des maladies différentes » a-t-il expliqué.

« Rien n’est réglé, il va falloir s’habituer à vivre avec ces vagues, et surtout être réactifs, que les Français n’attendent pas qu’il y ait des contraintes pour retourner à la vaccination » a encore prévenu Gilles Pialoux, assurant que « tout le monde » peut bénéficier d’une dose de rappel.

L’hôpital face à « un no man’s land de décisions politiques »

Le chef de service s’est aussi inquiété de la situation de l’hôpital public qui souffre d’un manque de personnel et de moyens. « Je suis très inquiet, j’ai peur qu’en face de la 7e vague, l’hôpital soit la 7e compagnie » a-t-il lâché, regrettant que quatre blocs opératoires, sur les 12 existant à l’hôpital Tenon, soient fermés à cause d’un manque de personnel.

En attendant le remplacement de l’actuelle ministre de la Santé Brigite Bourguignon, battue aux législatives, Gilles Pialoux a dénoncé un « no man’s land de décisions politiques catastrophique pour l’hôpital » car « les malades ne peuvent pas attendre ».

Début juin, Emmanuel Macron a annoncé le lancement d’une « mission flash » pour faire un bilan des difficultés rencontrées par les services d’urgences à l’hôpital. Le rapport devrait être rendu en début de semaine prochaine. « J’espère que le flash rapport aura une flash décision » a lâché Gilles Pialoux.



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