vote préliminaire au Parlement en vue d’une dissolution


Les députés israéliens procèdent mercredi 22 juin à un vote préliminaire sur un texte visant à dissoudre le Parlement et organiser de nouvelles élections, deux jours après que Naftali Bennett, à la tête d’une fragile coalition gouvernementale hétéroclite, a jeté l’éponge.

Le projet de loi gouvernemental, qui propose une dissolution de la Knesset et la tenue d’élections sous 90 jours après son adoption, sera soumis à un vote en séance plénière. Il devra être ensuite étudié en comité et fera l’objet de plusieurs lectures. Lundi, le premier ministre Naftali Bennett et le chef de la diplomatie Yaïr Lapid ont annoncé leur intention de dissoudre le Parlement «après avoir épuisé toutes les tentatives de stabiliser» leur coalition, une décision qui va provoquer un cinquième scrutin en moins de quatre ans.

Naftali Bennett et Yaïr Lapid avaient réuni en juin 2021 une coalition unique dans l’histoire d’Israël rassemblant des partis de droite, du centre, de gauche, et pour la première fois, une formation arabe, afin de mettre un terme à 12 ans sans discontinuer de règne de Benjamin Netanyahu, chef du parti de droite Likoud. Leur accord prévoyait une rotation entre les deux hommes à la tête du gouvernement et le remplacement de Naftali Bennett par Yaïr Lapid en cas de dissolution. Si le projet de loi visant à dissoudre la Knesset est bien adopté, Yaïr Lapid deviendra nouveau Premier ministre d’Israël jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.

La coalition Bennett fragilisée

Jusqu’à ce que la dissolution soit effective, l’opposition peut tenter de réunir une majorité de 61 députés, en ralliant des membres de la coalition issus de la droite, majorité avec laquelle elle peut réclamer un nouveau gouvernement et éviter les élections. «Il y a toujours une option d’un gouvernement alternatif mené par Netanyahu», a affirmé mercredi Miri Regev, une députée du Likoud à la radio de l’armée.

La coalition Bennett a subi plusieurs revers ces dernières semaines et pour la fragiliser davantage, l’opposition lui avait infligé le 6 juin un camouflet en réunissant une majorité de voix contre un projet de loi visant à proroger l’application de la loi israélienne aux plus de 475.000 colons israéliens vivant en Cisjordanie occupée. Cette loi devait être renouvelée d’ici le 30 juin sans quoi les colons en Cisjordanie -territoire palestinien occupé depuis 1967- risquaient de perdre leur protection légale en vertu du droit israélien. En cas de dissolution de la chambre toutefois, cette loi est automatiquement prorogée.



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