une bergère remet les chèvres à la mode pour lutter contre les incendies


Elle promeut une arme que d’autres ont utilisée avant elle mais peu médiatisée : des troupeaux de chèvres. Depuis plusieurs années, Lani Malmberg, 64 ans, balade dans l’ouest des États-Unis, de la Californie au Colorado, ses centaines de cabris et les installe à la demande des autorités locales dans les bois et sous-bois pour qu’elles entretiennent les terrains en broutant.

À l’heure où les incendies rongent la Californie, l’Espagne, sans oublier en France le Var et l’Aveyron, Lani Malmberg est régulièrement interviewée. On lui demande comment les chèvres peuvent empêcher les feux de démarrer ? Combien de biquettes il faut à l’hectare et pendant combien de temps pour être efficace ? L’affaire passionne des journaux de référence comme le New York Times et le Washington Post.

Lani Malmberg explique que les chèvres mangent tout ce qui alimenterait de futurs feux : buissons, arbustes, et autres poussent très sèches. Leur petite taille et leur agilité leur permettent d’atteindre l’inatteignable et de débroussailler plus efficacement que n’importe quel être humain. Enfin, atout ultime : leurs déjections viennent nourrir le sol, lui apporter des nutriments, l’humidifier et augmenter sa capacité à conserver l’eau.

« Ce sont des êtres particulièrement intelligents, dit-elle au Washington Post. Une chèvre ne va jamais piétiner un nid d’oiseaux au sol, ni manger des pousses trop vertes. Et surtout, elles consomment très peu d’eau.«  Sachant qu’elles sont efficaces non seulement pour empêcher le feu de prendre mais également après les incendies, pour aider la végétation à reprendre.

Tout ceci est connu mais s’est perdu avec le temps, d’où le succès de la démarche de Lani Malmberg. Un succès tel qu’elle a créé la Goatapelli Foundation pour former des bergers à guider les chèvres dans les zones boisées vulnérables. Elle a déjà formé plus de 200 personnes qui ont à leur tour créé leur troupeau. « Parce qu’il y a urgence, explique la bergère, à cause du réchauffement, les incendies sont de plus en plus violents d’année en année, et c’est notre habitat qui est jeu, il est temps de se demander quelle valeur on lui accorde. » Pour le préserver, Lani Malmberg ne propose donc ni machine ni technologie sophistiquée, mais des chèvres, et plus largement de se reconnecter avec la terre, le vivant.





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