deux policiers municipaux lynchés à proximité d’un point de deal


L’un des agents a notamment été projeté au sol après avoir reçu un coup de pied dans le thorax. Une enquête a été ouverte et un individu interpellé dans la nuit.

Exit le jeu du chat et de la souris : désormais les petits caïds de cité ne manquent plus une occasion de s’en prendre physiquement aux policiers, qu’ils soient de la nationale ou de la municipale, qu’ils circulent à pied, à moto ou à bord de leurs véhicules banalisés.

Mardi soir, alors que tout le pays vibrait au son des concerts de rue à l’occasion de la fête de la musique, plusieurs agents de la police municipale de Saint-Denis (93) ont fait les frais de cette exacerbation des violences, lynchés en pleine rue par toute une bande, apprend-on ce mercredi de source policière, alors qu’une vidéo de l’agression a fait le tour des réseaux sociaux.

Les faits se sont produits aux alentours de 20h30, dans la cité sensible Gabriel Péri, connue pour être une plaque tournante du trafic de stupéfiants, avec plusieurs points de deal bien implantés. Deux fonctionnaires de la police municipale en patrouille repèrent un guetteur qui déambule dans la cité Péri sur un vélo. Ils décident aussitôt de procéder au contrôle de cet individu puis à sa verbalisation. Ils sont à ce moment-là accompagnés de plusieurs collègues de la Brigade spécialisée de terrain (BST). «On est venus avec eux et on a saisi le vélo. Tout se passait bien sur le moment car on est la BST et qu’on est craint du fait qu’on les interpelle souvent», explique l’un d’eux.

«Pour protéger leur point de deal juteux, les voyous sont prêts à tout!»

Mais aussitôt les agents de la BST partis, une bande d’une dizaine d’individus, tout de noir vêtus, prend physiquement à partie les deux policiers municipaux. Sur la vidéo relayée sur Twitter, on peut voir l’un des policiers projeté au sol après avoir reçu un coup de pied dans le thorax tandis que l’autre tente par tous les moyens de repousser ses agresseurs, essuyant plusieurs coups. «Ils s’en sont pris à la police municipale en prenant soin d’attendre que nous ayons quitté les lieux et mis fin à notre service. Ils connaissent nos horaires par cœur», poursuit le même agent. Malgré la violence de l’agression, les deux fonctionnaires s’en sortent indemnes. Une enquête a immédiatement été ouverte par le parquet de Bobigny et un individu a été interpellé dans la nuit, vers 2h30 du matin.

«Pour protéger leur point de deal juteux, les voyous sont prêts à tout !», s‘insurge Matthieu Valet, le porte-parole du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police (SICP). Ils doivent avoir la certitude que s’ils agressent un policier, ils iront systématiquement en prison, même pour une courte peine. La peur de la sanction ferme et de l’incarcération systématique doit régner pour ce type d’agression.»

Dimanche, trois individus ont été interpellés dans le quartier du Bois-l’Abbé, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), lors d’un énième refus d’obtempérer. Deux d’entre eux se sont rebellés, blessant deux policiers. Le soir même, une quarantaine d’habitants du quartier ont attaqué le commissariat pour tenter de libérer les trois suspects, selon Le Parisien . La veille au soir, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), un policier a été roué de coups avec sa matraque par une bande en rattrapant et interpellant un homme qui se trouvait à bord d’un véhicule refusant le contrôle. Quinze jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués.



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