trois soldats et trois enfants tués dans une attaque suicide


Trois soldats et trois enfants ont été tués dans une attaque menée par un kamikaze contre un véhicule militaire dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière avec l’Afghanistan, a annoncé dimanche l’armée pakistanaise.

Le kamikaze a fait détonner son gilet explosif au passage d’un véhicule de l’armée pakistanaise sur un marché de Miran Shah, dans la province du Nord-Waziristan, à seulement 25 km de la frontière afghane. Trois enfants, âgés de 4 à 11 ans, et trois soldats ont été tués dans cette «attaque suicide», selon l’armée pakistanaise.

«Le kamikaze est arrivé à pied et s’est fait exploser quand un véhicule des forces de sécurité passait à côté», a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental local, sous couvert d’anonymat.

Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a estimé dans un communiqué que les «meurtriers d’enfants innocents sont les ennemis de l’humanité et de l’islam». «Nous ne serons pas en paix tant que nous n’aurons pas pourchassé ces barbares et ceux qui les soutiennent», a-t-il ajouté.

L’attentat n’a pas été revendiqué. Mais les talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) sont depuis longtemps actifs dans cette zone frontalière, où ils opèrent à travers la poreuse frontière entre les deux pays. Le Pakistan reproche aux talibans de laisser le TTP utiliser le sol afghan pour planifier ses attaques, ce que Kaboul n’a cessé de nier.

Groupe distinct des talibans afghans, mais mû par la même idéologie et une longue histoire commune, le TTP a mené d’innombrables attentats qui ont ensanglanté le Pakistan entre sa création, en 2007, et 2014.

Affaibli ensuite par d’intenses opérations de l’armée, il est revenu en force depuis plus d’un an, obligeant Islamabad à ouvrir des négociations, accompagnées d’un cessez-le-feu, en fin d’année dernière pour la première fois depuis 2014, avec la médiation des talibans afghans.

Ces discussions n’ont rien donné. Mais le TTP a déclaré au début du mois un nouveau cessez-le-feu pour la fête islamique de l’Aïd, qui a été prolongé jusqu’au 16 mai.

Une lettre du TTP décrivant la trêve, vue par l’AFP, demandait aux combattants de «ne pas violer la décision prise par le commandement central». Le TTP agrège différents courants, qui ne respectent pas toujours l’ensemble des décisions prises par la direction du groupe.

La police pakistanaise a par ailleurs annoncé dimanche que deux commerçants sikhs avaient été tués par deux hommes armés à moto en banlieue de Peshawar (nord-ouest), à 30 km de la frontière afghane.



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