l’ancien pompier de Paris a été acquitté dans le procès de la madeleine


Les jurés n’ont donc pas suivi les réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé 20 ans de réclusion pour cet ancien pompier de Paris, accusé d’avoir étouffé une nonagénaire avec une madeleine.

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Acquitté après trois années d’incarcération. L’ancien pompier, accusé d’avoir étouffé une nonagénaire avec une madeleine, a été reconnu innocent, vendredi 13 mai dans la soirée, à Tours (Indre-et-Loire), par la cour d’assises. Sans commentaire, la présidente Aude Cristau a énoncé le verdict. Alain J. est reconnu non coupable d’assassinat, comme d’un éventuel homicide involontaire. 

« C’est la fin d’un cauchemar. Je n’ai jamais douté de lui », a réagi sa femme, émue à l’énoncé du verdict. L’homme a toujours clamé son innocence depuis son incarcération en mai 2019. Il l’avait affirmé dès l’ouverture du procès, mercredi et l’avait redit à nouveau lors de sa dernière prise de parole: « Cela fait trois ans que je dis que je suis innocent. Je n’ai pas tué », a-t-il dit, visiblement épuisé. Son avocat, Abed Bendjador fils, a quant à lui salué « une décision logique, qui arrive trois ans trop tard ».

Le jury n’a pas suivi les réquisitions du ministère public, qui avait réclamé vingt ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’ancien pompier de Paris. « Ce n’est pas une fausse route, (…) c’est l’assassinat d’une vieille femme », avait lancé l’avocat général Pierre Gérard, lors du troisième et dernier jour d’un procès marqué par des zones d’ombre qui ont finalement bénéficié à l’accusé. « C’est ma conviction, je n’ai aucun moyen de la prouver », avait avancé l’avocat général.

Yvette B., 92 ans, résidente dans une unité Alzheimer d’un Ehpad tourangeau, avait été retrouvée morte le 13 mai 2019, dans son lit, des morceaux de gâteau dans la bouche. L’accusé venait de lui rendre visite, apportant un paquet de madeleines industrielles. Le passionné de moto avait verrouillé la porte de la chambre, un comportement qui avait suscité des interrogations chez le personnel soignant. Autre source de suspicion : l’ancien soldat du feu avait contracté un viager en 1995 sur une maison de famille de la victime.





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