Protestation d’un haut diplomate de l’UE brièvement retenu par la police allemande


Enrique Mora, émissaire de l’UE dans les discussions sur le nucléaire iranien et secrétaire général adjoint des services diplomatiques européens, a dénoncé une «violation» possible de la Convention de Vienne après avoir été brièvement retenu à l’aéroport de Francfort par la police allemande.

«Retenu par la police allemande à l’aéroport de Francfort, alors que j’étais en chemin de Téhéran à Bruxelles. Aucune explication (…) ils ont pris mon passeport et mes téléphones», a affirmé Enrique Mora sur Twitter, rappelant qu’il est «un responsable de l’UE en mission officielle et possédant un passeport diplomatique espagnol».

Négociations sur le nucléaire iranien «rouvertes»

«J’ai été désormais libéré, avec deux de mes collègues, l’ambassadeur de l’UE auprès des Nations unies à Vienne et le responsable du groupe de travail de la diplomatie européenne sur l’Iran», a-t-il ajouté dans un second message sur le réseau social. «On nous a retenus séparément, et on a refusé de nous donner la moindre explication pour ce qui apparaît comme une violation de la Convention de Vienne» sur les relations diplomatiques, a souligné Enrique Mora.

Enrique Mora «rentrait de Téhéran, mais l’incident est maintenant terminé, il est de nouveau en chemin et il a pris son avion», a indiqué de son côté le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell, en marge d’un sommet du G7 à Berlin. Cet incident intervient alors que les négociations sur le nucléaire civil iranien, au point mort depuis le mois de mars, viennent d’être «rouvertes», selon Josep Borrell, qui a assuré vendredi que la situation «se débloque».

Enrique Mora a eu cette semaine à Téhéran des entretiens avec le négociateur en chef iranien Ali Bagheri. L’Iran négocie à Vienne avec la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne pour relancer l’accord de 2015 censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique, objectif nié par Téhéran, en échange de la levée des sanctions qui asphyxient son économie.



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