l’homme suspecté d’avoir poignardé un père de famille devant une école catholique écroué


Mohamed L., 23 ans, a été mis en examen pour «tentative d’homicide volontaire».

L’individu suspecté d’avoir poignardé un père de famille devant une école catholique, mardi 10 mai, a été déféré à l’issue de sa garde à vue et mis en examen pour «tentative d’homicide volontaire», a appris Le Figaro du parquet de Marseille. Il a également été écroué conformément aux réquisitions du parquet. Grièvement blessée, la victime est toujours en réanimation intensive avec un pronostic vital très engagé.

Mardi aux alentours de 18h, un père de famille âgé de 40 ans a été poignardé une dizaine de fois au niveau de la gorge dans le 13e arrondissement de Marseille, à proximité du groupe scolaire catholique Sévigné. La victime, médecin militaire radiologue à l’hôpital Laveran, a été attaquée pour une raison inconnue alors qu’il était sur le point de reprendre sa voiture stationnée à une cinquantaine de mètres de l’école. Il était accompagné de deux de ses enfants de 3 et 7 ans, scolarisés en maternelle et en CP dans l’école catholique, qu’il venait de récupérer. Son autre fille d’à peine quelques mois était déjà installée sur le siège auto.

Assis sur un banc à proximité, l’agresseur a surgi par derrière avant de s’acharner sur le père de famille, lui assénant plusieurs coups de couteau dans le thorax. Maîtrisé et désarmé par quatre passants, l’agresseur a été interpellé par les policiers avec un couteau suisse en sa possession. Il s’agit de Mohamed L., 23 ans, né à Brignoles (Var). Cet individu était connu pour une unique procédure d’usage de stupéfiants datant de 2019.

Des propos à connotation religieuse tenus par le suspect ?

«Il était rapporté aux effectifs de police primo-intervenants, par les témoins, que le mis en cause avait déclaré avoir agi au nom de Dieu (lors de l’attaque, NDLR)», peut-on lire dans un document officiel de la police nationale, daté du mardi 10 mai, que nous avons consulté.

«Les investigations réalisées à ce stade ne permettent pas d’établir les motivations de son geste. Auditionnés, les témoins de la scène ne relatent pas de revendications religieuses au moment du passage à l’acte et le mis en examen est resté mutique depuis son interpellation», nous écrit quant à lui le parquet, vendredi 13 mai.

Le soir des faits, une source policière avait indiqué à l’AFP que l’hypothèse terroriste avait été définitivement écartée par les enquêteurs et que l’agresseur souffrait de troubles psychologiques. «Après perquisition au domicile de l’auteur, on peut définitivement écarter l’hypothèse terroriste», détaillait cette source, en précisant qu’il n’y aurait rien à signaler côté religion ou radicalisation. De même source, les parents de l’agresseur avaient indiqué que leur fils «se plaignait de troubles psy depuis quelques semaines, qu’il était en arrêt pour cette raison, et qu’il avait disparu du domicile depuis 48 heures». «Le suspect n’a pas revendiqué son appartenance à une organisation terroriste. C’est un profil psy aux motivations floues», nous confirme une source policière.


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