la santé mentale des Français toujours « dégradée » par le Covid-19



L’enquête de Santé publique France révèle que la crise sanitaire a affecté la santé mentale des Français « de façon durable et importante », notamment chez les 18-24 ans et les plus précaires.

Plus de deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, la santé mentale des Français reste « dégradée », selon Santé publique France, qui pointe notamment une proportion de pensées suicidaires supérieure à celle observée dans sa première vague d’enquête, en février 2021.

« La crise sanitaire a affecté de façon durable et importante la santé mentale de la population, en particulier en termes de symptomatologie anxio-dépressive et de problèmes de sommeil », constate l’agence sanitaire.

Ainsi, « pour la première fois, la prévalence des pensées suicidaires était supérieure à celle observée lors du premier point de mesure réalisé en février 2021 », note-t-elle, au vu des dernières données (8-15 avril) de son enquête sur l’évolution du comportement des Français pendant l’épidémie.

Des pensées suicidaires chez 10% des Français

10% des Français ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année. C’est deux points de plus que dans la première vague d’enquête, menée début 2021, et cinq points de plus que le niveau hors épidémie.

Santé publique France a aussi noté « une diminution significative du pourcentage de personnes ayant une perception positive de leur vie (79%, -3 points) par rapport à la vague précédente » de début février. Cette perception est cependant nettement supérieure à celle mesurée au début du premier confinement.

S’ils sont stables comparé aux données précédentes, les autres indicateurs liés à la santé mentale demeurent à un niveau élevé début avril.

Près d’un tiers des sondés avec un état dépressif ou anxieux

30% des personnes interrogées présentaient ainsi les signes d’un état anxieux ou d’un état dépressif (15% anxieux seulement, 7% dépressif seulement, 8% à la fois dépressif et anxieux).

Après une tendance « significative » à la hausse entre juillet 2021 et janvier 2022, la prévalence des états dépressifs semble cependant « stabilisée et même reprendre une tendance à la baisse ». Elle est inférieure au niveau du début du premier confinement, mais supérieure de cinq points au niveau hors épidémie.

Les problèmes de sommeil se situent toujours à un niveau très élevé (69%) et même « significativement supérieur » à celui enregistré au démarrage du premier confinement.

Quel que soit l’indicateur, les catégories aux profils les plus en difficulté sont les jeunes (18-24 ans), les personnes en situation financière difficile, celles avec des antécédents de trouble(s) psychologique(s), celles ayant déclaré avoir déjà eu des symptômes du Covid-19.



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