le camp de base du XV de France à Rueil-Malmaison lors de la Coupe du monde 2023


Les organisateurs de la Coupe du monde ont imposé une règle d’équité, empêchant les Bleus de se préparer à Marcoussis. Ils s’installeront donc pendant la première phase de la compétition dans la commune des Hauts-de-Seine.

On est en droit de penser qu’il a fait du zèle, ses prédécesseurs n’ayant pas eu ce genre de dilemme. Toujours est-il que le DG de France 2023 a imposé sa décision. «L’évidence aurait voulu que l’équipe de France se prépare à Marcoussis. Mais on a voulu de se dégager toutes considérations subjectives en mettant les Bleus dans les mêmes conditions de préparation que les 19 autres équipes, justifie Claude Atcher. Je remercie Fabien Galthié d’avoir accepté cette règle.» Un sélectionneur beau joueur.

«Je trouve ça très bien. Nous sommes une unité mobile. Pour être performant, il faut se préparer à l’imprévu, ne pas se positionner dans des zones de confort. On aime bien s’entraîner ailleurs. Ainsi, avant le dernier Tournoi, où nous avions monté un camp avec la Légion à Carpiane. Quel que soit le cadre l’environnement, on parvient toujours à trouver le bon tempo pour nous préparer. On a une forme d’agilité. On prête volontiers Marcoussis à une autre équipe», s’amuse Galthié. Une équipe dont l’identité n’est pas encore connue mais qui devrait être les Tonga…

Il fallait donc trouver une solution de repli, un camp de base pour la compétition qui va s’étirer du 8 septembre jusqu’au, on l’espère pour Antoine Dupont et ses partenaires, 28 octobre, jour de la finale. Ce sera Rueil-Malmaison, comme cela a été officialisé ce jeudi en présence du maire (et président de la Métropole du Grand Paris) Patrick Ollier. Le camp de base se situera plus précisément au Pars des Bords-de-Seine, juste à côté du golf.

«Les conditions de préparation sont idéales, c’était un choix prioritaire pour l’équipe de France», assuré Claude Atcher. Quatre terrains de rugby, dans cette plaine des sports ancienne propriété du club Esso, mais aussi le gymnase Mimoun, qui dispose d’une piscine et d’un spa. «Nous sommes très heureux de nous préparer ici, confirme Fabien Galthié. Changer de cadre est très intéressant. Et celui-ci est enchanteur et enchantant.» Au point de se hasarder à un pronostic. «Et si c’était l’endroit idéal avant le match d’ouverture contre la Nouvelle-Zélande qui, en neuf éditions, n’a jamais perdu le moindre match de poules…»

«Une immense fierté, un peu naïve, joyeuse»

Patrick Ollier ne cache pas, lui non plus sa satisfaction. «C’est une immense fierté, un peu naïve, joyeuse, et un très grand bonheur d’accueillir l’équipe de France. On va mettre à sa disposition tous les moyens matériels pour s’entraîner au mieux.» Une belle publicité, et un impact économique certain, pour cette ville de 80.000 habitants où les Bleus résideront également. À l’hôtel Renaissance, où les footballeurs du Paris Saint-Germain ont leurs habitudes depuis quelques années.

À Rueil-Malmaison, les joueurs tricolores ne chercheront pas à s’isoler. Au contraire affirme Fabien Galthié. «On souhaite être au plus près de la vie réelle. On en vit plus dans notre coin, ce n’est plus le style. Pour les temps calmes, on préfère aller marcher en ville, se mélanger à la société.» Mais aussi, parfois, s’entraîner en public. «Rassembler, fédérer et partager, c’est le sens de notre engagement. Nous avons réussi à soulever une puissance et une force que l’on sent lorsque l’on joue, lorsqu’on se déplace. Elles donnent de la confiance à notre équipe. Nous ferons donc en sorte d’ouvrir des entraînements, de le partager. Je ne suis pas un fan du huis clos, je ne cache pas rien, même pas les compositions d’équipe. On partage tout, y compris avec les médias qui sont notre écho. La vérité, c’est très pratique. Les clubs, les enfants, les éducateurs seront les bienvenus. Avec des contraintes à gérer. Quand on ouvre nos entraînements à Marcoussis, on est à guichets fermés. On est victime de notre succès mais ça nous va bien…»

Un petit tour à Lille, un passage plus long à Marseille et Lyon

Pour autant, le XV de France ne passera pas tout son temps à Rueil-Malmaison. Du 25 juin, date du rassemblement pour le long stage de préparation, au 28 octobre (si tout se passe bien), cela fait quatre mois. Avec des haltes à Marcoussis, en Guyane pour un stage-commando avec la Légion étrangère, un passage dans le Sud-Est également, très probablement vers Aix-en-Provence. Les Bleus seront à Rueil quatre à cinq semaines, le temps de la phase de poules. Après ? «On repart à zéro sur la désignation des camps de base, rappelle Claude Atcher. Rueil-Malmaison fera partie des huit choix, mais selon un tirage au sort…» Durant cette période, les Bleus voyageront également. Un petit tour à Lille, un passage plus long à Marseille et Lyon, trois villes où ils disputeront leurs rencontres. «On aime bien bouger deux jours avant le coup d’envoi», conclut Fabien Galthié.



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