«Je suis scandalisé par les images que j’ai vues», déclare Olivier Véran


Confronté au témoignage d’un père dont l’enfant est décédé après avoir consommé une pizza Buitoni, le ministre de la Santé s’est dit «dévasté».

«Il faut que Monsieur Véran prenne position par des actes forts. Des excuses, ça ne suffit pas. On demande de faire en sorte que ces choses n’arrivent plus», a déclaré, ce jeudi sur RMC, le père d’un enfant de 8 ans décédé après avoir mangé une pizza Fraich’Up de la marque Buitoni. «On est dans le pays où quand il y a des enfants qui meurent parce que des industriels ne respectent pas les règles, on ne fait rien», a-t-il martelé.

Confronté à ce témoignage en direct, le ministre de la Santé, Olivier Véran s’est dit «dévasté» par le décès des deux enfants, lié à la consommation d’une de ces pizzas. «J’ai vu les images dans cette usine, je suis forcément scandalisé. Les lignes de production des pizzas ont été immédiatement suspendues.», a-t-il revendiqué. Des images chocs de l’usine de Caudry, productrice de ces pizzas, avaient en effet été diffusées par RMC fin mars.

«Un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire»

Le préfet du Nord avait, effectivement, interdit par un arrêté préfectoral le 1er avril la production de pizzas au sein de l’usine de Caudry, après « deux inspections d’hygiène approfondies» menées les 22 et 29 mars par des agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Nord et de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ces inspections «ont mis en évidence un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire», précisait alors l’arrêté. Elles avaient notamment pointé «la présence de rongeurs et l’absence de moyens de protection contre l’entrée des nuisibles et de lutte contre les nuisibles efficaces et adaptés à une activité alimentaire», ainsi que le «manque d’entretien et de nettoyage des zones de fabrication, de stockage et de passage».

Interpellé par la journaliste Apolline de Malherbe sur le fait qu’une première alerte sanitaire avait eu lieu en 2020 pour cette usine, le ministre de la Santé a expliqué : « lorsque vous avez un contrôle, vous avez forcément une contre-visite. Pour ce qui est de Buitoni, peut-être que les mesures avaient été bien prises et que l’avis de la contre-visite avait donné quelque chose. Je ne sais pas car cela ne relève pas de mon périmètre ministériel», reconnaît-il.

Au 4 mai 2022, 56 cas confirmés de syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) et d’infections aux bactéries E.coli producteurs de shiga-toxine (STEC) en lien avec la consommation de pizzas Fraîch’Up de marque Buitoni ont été identifiés par Santé Publique France. 55 enfants et 1 adulte ont été touchés, comprenant deux décès.



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