Cédric Jubillar confronté à son ex-codétenu pour savoir s’il lui a avoué les faits



Ce sont des confessions accablantes sur lesquelles Cédric Jubillar va, de nouveau, devoir s’expliquer. Le mari de Delphine Jubillar, qui n’a plus donné signe de vie depuis décembre 2020, va être confronté à son ex-codétenu ce jeudi 12 mai, à partir de 14h, par les deux juges d’instruction chargés de l’enquête sur la disparition de son épouse. 

Ce dernier affirme que Cédric Jubillar lui a avoué le meurtre et qu’il lui a demandé d’aider sa nouvelle compagne à déplacer le corps de l’infirmière autour de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, où elle habitait..

Interrogé en février dernier par les deux juges d’instruction, le suspect principal de cette affaire leur confirme alors avoir bien dit à son ex co-détenu, surnommé Marco, qu’il avait tué, puis enterré le corps de sa femme près d’une ferme qui avait brûlé. Mais « c’était une blague« , assure le mari de Delphine. Une « blague« , se justifie t-il encore, qu’il « sortait à tout le monde« , « fatigué qu’on lui pose 500 fois la même question » sur sa culpabilité.

Une fois sorti de prison, ce Marco va rencontrer à quatre reprises la nouvelle compagne de Cédric Jubillar, affirmant que sa mission était de l’aider à déplacer le corps de l’infirmière. Mais il conteste : « Je n’ai pas fait d’aveu, j’ai juste dit une absurdité. Il a inventé tout ça pour être libéré plus tôt. (…) Ça a toujours été la même blague que j’ai sortie à tout le monde« , ajoute-t-il, expliquant que quand « on vous pose pour la 25ème fois la même question et que vous êtes innocent, au bout d’un moment vous dites une connerie, et ça c’était ma connerie« . Les deux magistrates en charge de l’affaire espèrent faire émerger la vérité en confrontant les deux hommes aux versions diamétralement opposées.

L’un des avocats de Cédric Jubillar affirme à franceinfo que son client ne changera pas de version lors de cette toute première confrontation organisée dans cette affaire, lui qui continue à clamer son innocence. Cédric Jubillar a d’ailleurs expliqué aux juges en février dernier qu’il en avait marre d’être « la cible« , quand ses trois avocats dénoncent une instruction qui patine.

Ces derniers mois, de très gros moyens ont été déployés par les gendarmes à Cagnac-les-Mines pour tenter de retrouver le corps de cette mère de famille de 33 ans. Des recherches ont d’ailleurs eu lieu autour de la ferme dont Cédric Jubillar a parlé à son ancien voisin de cellule. Mais sans succès.

L’artisan peintre est mis en examen depuis juin 2021 pour le meurtre de son épouse, soupçonné de l’avoir tué à leur domicile dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, alors qu’elle s’apprêtait à le quitter pour refaire sa vie. En détention depuis près d’un an  et ses quatre demandes de remise en liberté rejetées, lui, se dit étranger à la disparition de son épouse. Mais en raison du faisceau d’indices qui l’incrimine, toutes ses demandes de remise en liberté ont été rejetées.Delphine Jubillar n’a plus donné signe de vie depuis décembre 2020





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