Une adhésion de la Finlande à l’Otan ne serait «contre personne», assure son président


Une adhésion de la Finlande à l’Otan ne serait «contre personne», a affirmé mercredi 11 mai le président finlandais, alors que Moscou a mis en garde Helsinki sur des «conséquences» en cas de candidature.

Lors de la signature d’un accord de protection mutuelle avec le Royaume-Uni, le chef de l’État finlandais Sauli Niinistö a également appelé Moscou à se considérer comme responsable d’une éventuelle adhésion d’Helsinki à l’Otan. «Si nous adhérions (à l’Otan), ma réponse (à la Russie) serait: “C’est vous qui avez fait cela, regardez-vous dans le miroir”», a affirmé Sauli Niinistö.

«Ce n’est pas un jeu à somme nulle»

«Adhérer à l’Otan ne serait contre personne», a toutefois souligné le chef de l’État finlandais à l’adresse de Moscou. «Ce n’est pas un jeu à somme nulle. Si la Finlande augmente sa sécurité, ce n’est au détriment de personne d’autre», a-t-il dit, au côté du premier ministre britannique Boris Johnson. Le président doit officialiser jeudi sa position «personnelle» sur l’adhésion, avec une annonce de candidature attendue dans les prochains jours, probablement avec la Suède.

«L’Otan est une alliance défensive», a pour sa part affirmé Boris Johnson. Lors d’une conférence de presse à Helsinki, les deux dirigeants ont signé une déclaration d’assistance mutuelle entre la Finlande et le Royaume-Uni, en cas de guerre. Ces assurances, identiques à un texte signé par Boris Johnson avec la Suède plus tôt mercredi, doivent notamment servir durant la période entre une candidature et une adhésion à l’Otan, la protection de l’alliance n’étant garantie qu’aux seuls membres.

Interrogé sur le risque qu’une candidature à l’Otan soit perçue comme une provocation par Moscou, le président finlandais a estimé que c’est la Russie qui avait changé la donne fin 2021. «Ils ont exigé que la Finlande et la Suède n’entrent pas dans l’Otan. Ils ont exigé que l’Otan ne prenne pas de membre supplémentaire», a rappelé Sauli Niinistö. «En disant cela, la Russie a en fait dit que nous n’avions plus notre libre choix. Et c’est un changement énorme», a-t-il plaidé.

«Cela nous a fait réfléchir et ce qu’il s’est passé le 24 février et l’énorme guerre que mène la Russie en Ukraine, cela aussi a changé la donne: ils sont prêts à attaquer un pays voisin», a-t-il dit affirmé. La Finlande, qui partage une frontière de près de 1300 kilomètres avec son voisin russe, était restée en dehors de l’Otan après la fin de la guerre froide, tout en devenant partenaire de l’alliance.



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