Berlin «ouvert» à l’idée d’utiliser des fonds russes pour reconstruire l’Ukraine


Le ministre allemand des Finances s’est déclaré mercredi «ouvert» à l’idée d’utiliser des capitaux de la Banque centrale russe gelés dans le cadre des sanctions occidentales pour aider à la reconstruction de l’Ukraine.

«Je suis ouvert à une discussion au niveau international concernant la confiscation de capitaux de la Banque centrale russe», a déclaré Christian Lindner lors d’une conférence de presse. Il était interrogé sur l’opportunité d’utiliser les avoirs visés dans le cadre des sanctions contre la Russie pour aider à reconstruire l’Ukraine. «Je peux me l’imaginer au point de vue politique, si cela est souhaité», a-t-il ajouté.

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Utiliser les avoirs russes pour reconstruire l’Ukraine

Concernant les biens gelés des personnes privées et des entreprises, la situation est plus compliquée car les expropriations sont soumises «à des normes de droit dont nous ne pouvons pas ne pas tenir compte au niveau politique», a-t-il dit. Le président du Conseil européen Charles Michel s’était prononcé la semaine dernière pour une confiscation des avoirs russes gelés dans l’UE afin de les rendre «disponibles» pour la reconstruction de l’Ukraine. «Personnellement, je suis absolument convaincu que c’est extrêmement important non seulement de geler les avoirs, mais aussi de rendre possible leur confiscation, afin de les rendre disponibles pour le pays qui se reconstruit», avait-il déclaré à l’agence de presse ukrainienne Interfax.

Le président américain Joe Biden a de son côté demandé au Congrès fin avril de lui donner la possibilité de confisquer les avoirs des oligarques russes bloqués aux États-Unis pour les utiliser au bénéfice de l’Ukraine. Le Canada est sur la même ligne. Un avis a été demandé au service juridique du Conseil européen sur la faisabilité d’une telle mesure, car «il existe 27 systèmes juridiques dans l’UE et dans de nombreux États membres de l’UE, une décision par un tribunal est nécessaire», avait toutefois souligné Charles Michel. «C’est un processus difficile et long», a-t-il reconnu.


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