Le ministère de la Justice et la ville de Saint-Cloud visés par une cyberattaque


Le groupe cybercriminel Lockbit 2.0 menace de publier des milliers de pages d’ici quinze jours si aucune rançon n’est payée.

Le célèbre groupe cybercriminel Lockbit 2.0 revendique avoir attaqué le ministère de la Justice français. Il menace de publier 9.800 pages sur le darknet le 10 février prochain si aucune rançon n’est payée d’ici cette date. Le ministère reste évasif sur cette annonce et indique s’être « immédiatement organisé pour procéder aux vérifications nécessaires, en lien avec les services compétents dans ce domaine ».

Le journaliste d’Acteurs publics, Emile Marzolf, précise sur son compte Twitter que cette cyberattaque lui a été « confirmée de source interne au ministère ».

Cette actualité intervient une journée après la publication d’un rapport de la Cour des comptes pointant les failles du ministère de la Justice en matière de sécurité informatique. Ce rapport souligne des « fragilités significatives dans la gouvernance et l’organisation de la cybersécurité du ministère, notamment en termes d’affectation de ressources humaines et d’allocation budgétaire ».

Un groupe très virulent

D’autres organisations françaises ont également été ciblées par Lockbit 2.0, à l’instar de la Ville de Saint-Cloud. Sur son compte Twitter, la municipalité a mentionné le 24 janvier avoir été victime d’une cyberattaque « inédite par son intensité, qui n’a pu être évitée en dépit des mesures renforcées de sécurité ». Mais aucune mention de Lockbit 2.0 ne figure dans le signalement.

« Ce groupe de hackers est vraiment agressif depuis le mois d’octobre. Il vise principalement des entreprises en France, en Allemagne et en Italie », analyse Guillaume Maguet, expert en cybersécurité chez Deep Instinct.

Lockbit 2.0 a déjà ciblé d’autres organisations françaises par le passé, comme la société de sécurité Thales ou le site de Schneider Electric en décembre 2021. Mais pour l’expert, plusieurs zones d’ombre sont à éclaircir : « Pour l’instant, nous ne savons pas s’ils préparent une fuite massive de données ou s’il s’agit uniquement d’un coup de pression avant la présidentielle. »



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