peine capitale pour neuf djihadistes ayant tué un soldat


La justice tunisienne a condamné à mort neuf djihadistes reconnus coupables d’avoir tué en 2016 un soldat à son domicile dans le centre-ouest de la Tunisie, ont rapporté samedi des médias locaux.

La justice continue à condamner des prévenus à la peine capitale, malgré un moratoire observé depuis plus de 30 ans en Tunisie. Vendredi, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné également quinze personnes à des peines de prison allant de 32 à 44 ans pour implication dans l’attaque contre le soldat.

Le 5 novembre 2016, le jeune caporal de l’armée, Said Ghozlani, a été retrouvé décapité dans sa maison dans la région du Mont Mghilla, près de Kasserine, un repaire de la branche locale d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), appelée Phalange Okba Ibn Nafaa. Cet assassinat a été revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).

Les forces de sécurité traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés, retranchés dans des zones montagneuses du pays, notamment sur les monts Mghilla et Chaambi, dans la région de Kasserine. Plusieurs djihadistes dont certains sont en fuite, sont poursuivis par des tribunaux tunisiens pour leur implication dans des actes «terroristes».

En 2020, le président Kais Saied a remis en cause le moratoire sur la peine de mort, se disant favorable à l’application de ce type de peines, après le meurtre d’une femme de 29 ans, retrouvée dans un fossé sur l’autoroute reliant Tunis et un quartier résidentiel. Cette prise de position du président avait été vivement critiquée par plusieurs ONG.

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