nouvelle journée de manifestations dans toute la France contre le pass sanitaire


« Liberté », « Non au vaccin »… Les opposants au pass sanitaire, qui va devenir un pass vaccinal, ont manifesté un peu partout en France, samedi 15 janvier. C’est également la date où de nombreux pass devaient être désactivés, faute de rappel de vaccin contre le Covid-19.

A Paris, le plus important cortège était celui du mouvement Les Patriotes, du candidat pro-Frexit à la présidentielle Florian Philippot. Il s’est élancé vers 15 heures du Trocadéro,  alors que des manifestations de « gilets jaunes » avaient lieu ailleurs dans la capitale. Les intervenants à la tribune ont fait scander à la foule des « Liberté Djokovic », en serbe : des encouragements destinés au champion de tennis que le gouvernement australien ne veut pas laisser entrer sur son sol pour l’Open d’Australie car il n’est pas vacciné.

Les manifestants étaient 1 300 à Lyon, 1 140 à Nantes, 1 000 à Bordeaux, 950 à Rennes, 750 à Marseille, 650 à Clermont-Ferrand, selon la police ou les préfectures. Pour tous ces manifestants, l’enjeu était de faire au moins aussi bien que le samedi précédent. Dans la foulée des déclarations d’Emmanuel Macron, décidé à « emmerder » les non-vaccinés, 105 200 manifestants avaient alors été comptabilisés par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, quatre fois plus que les 25  500 de la précédente mobilisation le 18 décembre.

Quelques heures avant ces manifestations, les députés ont adopté dans la nuit le projet de loi controversé transformant le pass sanitaire en pass vaccinal en deuxième lecture. Les débats ont repris au Sénat, avant un ultime vote de l’Assemblée nationale dimanche après-midi.

>> Pass vaccinal : voici les quatre modifications majeures apportées par le Sénat au projet de loi

Le pass est présent sur un troisième front ce week end : faute de rappel anti-Covid, des dizaines de milliers de pass sanitaires devaient être désactivés samedi, date-butoir fixée en novembre. Désormais, il faut avoir fait son rappel au plus tard sept mois après la précédente injection, sinon le pass est désactivé. Ce délai sera même réduit à quatre mois le 15 février. En théorie, quelque 560 000 personnes étaient susceptibles de perdre leur pass samedi, selon le ministère de la Santé. Mais le chiffre réel est difficile à déterminer, notamment car on ne peut distinguer les gens qui ont été infectés sans le notifier dans l’application TousAntiCovid, ce qui prolonge la validité de leur pass.





Notre partenaire : 24h Actu

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*