l’actrice Laëtitia Milot salue les annonces sur l’endométriose



Atteinte par l’affection, la comédienne estime que les annonces d’Emmanuel Macron et le vote à l’Assemblée constituent une avancée dans le combat pour une meilleure prise en charge de la maladie.

« C’est une première victoire. » Trois jours après l’annonce d’Emmanuel Macron d’une stratégie nationale de lutte afin de mieux prendre en charge l’endométriose, et au lendemain du vote unanime d’une résolution à l’Assemblée nationale pour reconnaître la maladie comme une affection longue durée (ALD), la comédienne Laëtitia Milot salue ces évolutions sur BFMTV.

« Tout ça démontre la volonté des pouvoirs publics d’agir en faveur de l’endométriose. C’est important, c’est devenu une cause nationale aujourd’hui, et ça pour nous c’est une première victoire », s’est réjouie l’actrice, marraine de l’association EndoFrance et elle-même atteinte par cette affection.

« Il y a encore du travail »

« J’ai reçu beaucoup de témoignages de femmes qui étaient en larmes devant leur écran, parce que pour nous c’est une première victoire. Oui, il y a encore du travail, mais pour nous c’est une reconnaissance morale, pour les femmes qui souffrent », ajoute la comédienne de 41 ans, qui a été diagnostiquée à 27 ans après plusieurs années d’errance médicale. « Là, on a l’impression d’être prises en compte dans la souffrance », insiste-t-elle.

L’endométriose touche près d’une femme sur dix et est la première cause d’infertilité en France. Pourtant découverte en 1860, elle reste encore très méconnue et les connaissances lacunaires. Elle est imputable à des cellules d’origine utérine qui se trouvent en dehors de l’utérus, et qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels. Si l’affection peut être asymptomatique, elle peut aussi se traduire par de violentes douleurs et des règles abondantes.

« J’ai risqué ma vie »

Sur BFMTV, Laëtitia Milot témoigne avoir eu des séquelles d’opérations chirurgicales subies en raison de sa maladie.

« J’ai risqué ma vie aussi parce que j’ai risqué une occlusion intestinale il y a quelques années à cause de l’endométriose, donc c’est très important pour la génération future, qu’elle n’ait pas à connaître ce genre de situation », exhorte l’actrice.

En raison de la maladie, Laëtitia Milot explique avoir « mis dix ans et demi à avoir (sa) fille ».

« Maintenant, malheureusement, cette maladie a gagné sur mon combat d’un deuxième enfant. Je me bats justement pour que ces jeunes filles n’aient pas à connaître ça », confie-t-elle, saluant le volet concernant la formation des médecins dans les annonces d’Emmanuel Macron. « C’est prioritaire », juge-t-elle, concluant: « On attend du concret. »

« On a ouvert une brèche »

Invitée de BFMTV en même temps que Laëtitia Milot, la députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain, à l’initiative de la résolution votée à l’Assemblée, a conjointement salué « une grande victoire », tout en se disant attentive à la suite.

« Je dirais qu’on a surtout ouvert une brèche, on a mis le pied dans la porte et maintenant il faut collectivement la pousser », pour l’élue, selon laquelle « aucun budget » et « aucun calendrier » n’a été dévoilé dans le plan d’Emmanuel Macron.

« C’est un enjeu de santé publique, de droits des femmes », appuie Clémentine Autain.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV



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