« On est à la limite de la rupture de réactifs », selon Sylvie Cado, PDG du laboratoire Cerba



Les laboratoires d’analyses biologiques tournent à plein régime. Avec l’essor du variant Omicron, ils sont de plus en plus sollicités. Pour Sylvie Cado, PDG de Cerba (700 laboratoires dont 500 en France), invitée éco de franceinfo jeudi 13 janvier, »pour l’instant, ça tient« . Mais la dirigeante ajoute : « Je pense qu’on est à la limite de ce qu’on est en capacité de faire« . 

Sylvie Cado identifie deux problèmes : le manque de personnel qualifié et la tension sur les réactifs utilisés pour les tests PCR. « Au même moment la vague a explosé un peu partout dans le monde et les fournisseurs ont eu beaucoup de sollicitations« , explique-t-elle, « et c’est vrai qu’à certains moments on est à la limite de la rupture de réactifs ; on attend le réactif le matin pour lancer les PCR du jour« .  

Selon la patronne de Cerba, les patients qui ont des comorbidités, par exemple, ont besoin, davantage que les autres, d’accéder aux tests PCR, plus sensibles que les tests antigéniques et les autotests. « Aujourd’hui, assure-t-elle, comme on arrive à traiter toutes les PCR qui viennent chez nous, il n’y a pas de nécessité à mettre en place une priorité. Mais si les volumes devaient augmenter, il faudrait le faire, de façon à ce que ces patients qui ont particulièrement besoin d’un test passent en priorité« .  

Sylvie Cado souligne que les laboratoires sont passés, « en quelques semaines, de 1,5 millions à 3,5 millions de tests par semaine » : « Il a fallu se réorganiser… »   

« Aujourd’hui, on est à plus de 90% d’Omicron », souligne la PDG de Cerba, qui note qu’il « existe encore du Delta« . La dirigeante, qui est également médecin biologiste, espère que l’épidémie atteindra bientôt un tournant.  

On voit peut-être une légère décélération. On n’est pas encore dans une phase de décroissance. On pense que peut-être on atteint un plateau, mais on n’en est pas sûr.  

Sylvie Cado, PDG de Cerba

sur franceinfo

Le laboratoire, qui travaille avec des structures publiques – « une ouverture à garder« , selon Sylvie Cado – continue en même temps à chercher de nouveau variants : « On trouve quelques profils atypiques, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont exploser derrière« .        





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