réunion à gros enjeux jeudi sur les salaires


Les syndicats entendent faire du 9 décembre «un tournant».

Après des mois de tension autour du gel persistant du point d’indice dans la fonction publique, syndicats et gouvernement se réunissent jeudi à Paris pour aborder les enjeux de pouvoir d’achat de court terme.

Paramètre notable: quelle que soit leur sensibilité, les organisations représentatives s’accordent sur la nécessité de rehausser la valeur du point d’indice, qui sert à calculer les rémunérations des 5,6 millions d’agents publics.

Gel «incompréhensible» du point d’indice

«À ce stade, seule une hausse de la valeur du point est de nature à répondre aux conséquences de l’inflation pour l’ensemble des agents publics», a ainsi insisté la CFDT fin novembre dans une lettre à la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin. De son côté, l’Unsa s’est directement adressée au Premier ministre, critiquant le gel «incompréhensible» du point d’indice dans un courrier daté du 1er décembre. Les revendications des deux syndicats se sont ajoutées à celles, plus anciennes, d’une intersyndicale CGT-FSU-Solidaires-FA.

Lors d’une conférence de presse commune des quatre organisations, le secrétaire général de la FSU Benoit Teste avait appelé à «faire du 9 décembre un tournant.» «La colère est importante. Il s’agit de le faire savoir et d’augmenter le niveau de pression sur la ministre et le gouvernement», avait-il ajouté.

«Les organisations syndicales ont souhaité évoquer le sujet du point d’indice, ce n’est pas un sujet tabou», a affirmé le ministère à l’AFP en vue de la réunion de jeudi. «L’idée, c’est de savoir si ce qu’on a proposé à ce stade suffit ou s’il faut d’autres mesures» salariales, a-t-il encore indiqué. A l’exception de deux revalorisations de 0,6% en juillet 2016 et février 2017, la valeur du point d’indice est gelée depuis 2010.

Outre le point d’indice, l’enjeu de la réunion pour le ministère sera aussi de garder un maximum de syndicats à bord de la conférence sur les perspectives salariales, un cycle de discussions initié à l’automne et censé s’étaler jusqu’en février. Plusieurs organisations s’interrogent en effet sur les débouchés concrets de l’exercice. Les prochaines réunions de la conférence salariale porteront lundi sur les carrières et les rémunérations et le 18 janvier sur les contractuels. Elles se dérouleront a priori sans Force ouvrière, qui a claqué la porte mi-novembre, jugeant les discussions «stériles».

La CGT, la FSU et Solidaires demandent pour leur part «une réponse claire et rapide» de la ministre sur les enjeux salariaux lors de la réunion de lundi, faute de quoi elles «sauraient prendre leurs responsabilités». Pour autant, entre la réunion de jeudi et la conférence salariale, «il y a vraiment deux perspectives différentes» pour le ministère. «Elles sont liées évidemment mais pas avec la même temporalité», conclut-on rue de Grenelle.



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