Ce que l’on sait sur le vaccin pédiatrique Pfizer pour les 5-11 ans


Les doses de Pfizer pour les plus jeunes seront diluées, ne représentant qu’un tiers de ce qui est injecté aux plus de 12 ans.

Après l’ouverture de la vaccination aux moins de 12 ans dans plusieurs pays, la France franchit un premier pas en ce sens. Le gouvernement a annoncé lundi l’ouverture au 15 décembre de la vaccination, avec le vaccin Pfizer, des 5-11 ans présentant des risques de comorbidités, sur la base du volontariat.

« Nous disposons de tous les feux verts des autorités sanitaires et même de recommandations des autorités sanitaires, pour ouvrir sans tarder la vaccination pour les 5 à 11 ans qui sont atteints de maladies chroniques qui les exposent à des risques de faire des formes graves », a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran lundi soir.

La Haute Autorité de Santé avait en effet, dans un avis du 30 novembre, recommandé la vaccination des enfants fragiles, considérant « que le bénéfice individuel de la vaccination est établi pour les enfants de 5 à 11 ans ayant des comorbidités et qui sont à risque de formes graves de Covid-19 et de décès ».

350.000 enfants concernés dès le 15 décembre

« Environ 350.000 enfants sont concernés » par cette ouverture vaccinale, a déclaré le ministre de la Santé. Les enfants de 5 à 11 ans considérés comme étant à risque sont ceux étant « en situation de surpoids ou atteints de pathologies à risque », explique le site du gouvernement.

« Les enfants qui souffrent d’obésité, d’anomalies cardiaques, respiratoires, de diabète… » sont ainsi concernés, a déclaré Olivier Véran, précisant que « les parents peuvent contacter leur médecin, leur pédiatre s’ils ont un doute pour savoir si leur enfant fait partie de cette catégorie des enfants dits à risque ».

Le gouvernement espère d’autre part pouvoir ouvrir la vaccination à tous les enfants de cet âge dès le 20 décembre, soit à 6 millions d’enfants en tout. « Nous avons un avis favorable du conseil d’orientation pour la stratégie vaccinale », a expliqué le ministre de la Santé ajoutant devoir « encore enregistrer deux avis favorables importants: celui de la Haute Autorité de Santé (HAS), et celui du Conseil Consultatif National d’Ethique (CCNE) ».

Une dose moins importante que celle des adultes

Le vaccin pour les enfants, s’il s’agit du même produit Pfizer, sera moins fort, car dilué. Olivier Véran a ainsi parlé d’une « dilution adaptée pour les enfants ». La HAS citait dans son avis « une posologie adaptée de 10 µg » pour les moins de 12 ans, ce qui est utilisé à l’étranger, contre 30 µg pour les plus âgés.

Le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans « est une dose inférieure (10 microgrammes) à celle utilisée pour les personnes de 12 ans et plus (30 microgrammes) », écrit ainsi la FDA (agence des médicaments américaine).

« Chez les enfants de 5 à 11 ans, la dose de Comirnaty sera inférieure à celle utilisée chez les personnes de 12 ans et plus (10 µg contre 30 µg) », écrivait également l’Agence européenne des médicaments (EMA) fin novembre. Mais, « comme dans le groupe plus âgé, il est administré en deux injections dans les muscles de la partie supérieure du bras, à trois semaines d’intervalle ».

Cette décision a été prise par l’EMA après une étude montrant que la réponse immunitaire suivant le vaccin Pfizer chez les 5 – 11 ans, administré à une dose plus faible, « était comparable à celle observée avec la dose plus élevée de 30 µg chez les personnes de 16 à 25 ans ».

Comment va s’organiser la vaccination?

La possibilité de vacciner directement dans les écoles primaires n’a pas été mise sur la table lundi, comme c’est le cas dans les collèges et lycées. Evoquant l’ouverture de la vaccination à tous les 5-11 ans, Olivier Véran a cité « les mêmes réseaux que pour les adultes », dans les centres de vaccination, avec la médecine de ville ou les pharmacies.

« La première livraison des vaccins Pfizer avec une dilution adaptée pour les enfants sera faite le 13 décembre dans notre pays et sous 48h nous souhaitons commencer à pouvoir offrir ce vaccin aux enfants concernés », a-t-il déclaré.

Selon le portail de données Géodes, le taux d’incidence sur une semaine (du 22 au 28 novembre) est de 390,5 pour 100.000 habitants chez les 0-9 ans, de 344,5 chez les 10-19 ans, contre 311,6 toutes tranches d’âges confondues en France. Et si les plus jeunes font moins de formes graves, elles peuvent survenir. 89 enfants de 0 à 9 ans sont actuellement hospitalisés pour des cas de Covid-19 en France, dont 15 en réanimation.

Salomé Vincendon

Salomé Vincendon Journaliste BFMTV



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