la 5e vague de la pandémie pèse sur la reprise touristique



Les voyagistes craignent un coup d’arrêt brutal alors que les réservations étaient bien reparties depuis le printemps. Par exemple, en octobre, selon Eurocontrol, organisme qui surveille et gère les vols en Europe, le trafic aérien était revenu à 77% de son niveau d’octobre 2019. Mais, ces derniers jours, gros coup de frein. Avec le retour de l’épidémie, la tendance générale est au repli pour la plupart des compagnies européennes, et la France fait partie des pays où cette chute est la plus importante, avec un recul de 8% du nombre de vols en deux semaines.  

Pourquoi une chute plus importante qu’ailleurs ? Parce que les tensions aux Antilles pèsent sur le trafic. La grève et les violences en Guadeloupe et en Martinique ont déjà commencé à ralentir le rythme des réservations de voyages. Air France et Corsair, qui assurent ces liaisons, ne donnent pas de chiffres mais les compagnies ne cachent pas leur inquiétude. Ces troubles arrivent à un moment où la saison touristique pour ces destinations soleil bat son plein.

Si la situation ne se calme pas d’ici les fêtes, les professionnels craignent une vague d’annulation de dernière minute, d’autant que la plupart offrent des conditions qui permettent de le faire sans frais. Ces annulations seraient d’autant plus dommageables que pour les fêtes, de nombreuses compagnies ont prévu de monter en puissance sur les Antilles : Corsair par exemple a prévu d’ajouter en décembre des vols depuis la métropole sans passer par Paris, au départ de Lyon, de Bordeaux  Enfin, l’inquiétude s’étend aux autres territoires ultramarins. La Polynésie a elle aussi débuté une grève générale contre l’obligation vaccinale. 

À cause de cette 5e vague, les touristes étrangers risquent aussi de ne pas revenir tout de suite dans l’hexagone et ce n’est pas une bonne nouvelle. Avant la crise, la France accueillait près de 90 millions de touristes étrangers par an. Ces dernières semaines, les Américains sont un peu revenus, mais avec la remontée de l’épidémie, ils risquent de revoir leurs plans pour la fin de l’année.

Les Asiatiques sont encore les grands absents. Soit une vraie perte pour notre économie : avant la crise, à eux seuls, les touristes chinois dépensaient trois milliards d’euros en France par an. Autant dire qu’ils manquent aux hôtels, aux restaurants, mais aussi aux grands magasins et boutiques de luxe. Et il va falloir attendre encore un peu avant de les revoir en Europe.





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