six mois d’inéligibilité requis contre l’ancien président de Tours Métropole


Le parquet a requis six mois d’inéligibilité et 5000 euros d’amende à l’encontre de l’ancien président de Tours Métropole Val de Loire, Wilfried Schwartz, poursuivi pour des violences légères à l’encontre de son directeur de cabinet, jeudi 25 novembre devant le tribunal correctionnel de Tours. L’actuel maire de La Riche (Indre-et-Loire) est poursuivi pour «violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours par une personne dépositaire de l’autorité publique».

La justice reproche à l’édile d’avoir infligé une gifle, dans le huis clos de son bureau, à son ancien directeur de cabinet à la métropole, le 23 juin. Ce dernier avait porté plainte quelques heures après les faits. Dans les heures qui avaient suivi l’incident, Wilfried Schwartz avait démissionné de ses fonctions de président de Tours Métropole. L’ancien socialiste avait alors invoqué sa volonté de se consacrer à un autre mandat.

«Brutalité verbale» de l’élu

Lors de l’audience jeudi, celui qui est aujourd’hui vice-président de la métropole a contesté les faits, évoquant une simple dispute et un complot ourdi contre lui. Le procureur de la République de Tours Grégoire Dulin s’est attaché à démonter cette thèse, s’appuyant notamment sur les témoins auditifs de l’incident. «Pourquoi un coup monté ? On n’en sait rien», a lancé le magistrat.

Citant des témoignages recueillis par les enquêteurs, le procureur a évoqué la «brutalité verbale» de Wilfried Schwartz et le climat «délétère» décrit par certains employés au sein de la présidence de la métropole. «Qui comprendrait qu’un policier qui frappe quelqu’un dans la rue ne soit pas suspendu de son activité ?», a déclaré Grégoire Dulin, justifiant ainsi la peine d’inéligibilité requise. «Le parquet ne cherche pas à faire de la politique, il ne s’attache pas à faire tomber les uns ou les autres», a-t-il expliqué.

Pour la défense de Wilfried Schwartz, Me Jacques Sieklucki a plaidé la relaxe, estimant que les éléments de l’enquête, pour une altercation qui s’est déroulée dans le huis clos d’un bureau, n’étaient pas assez tangibles pour établir la culpabilité de son client. Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.



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