le bilan de l’accident d’autocar ramené à 44 morts


Le bilan de l’accident d’autocar survenu mardi 23 novembre en Bulgarie, le plus meurtrier en Europe ces dix dernières années, a été ramené à 44 morts par les enquêteurs qui privilégient la piste d’une «erreur humaine» aggravée par les conditions de circulation.

Un précédent bilan faisait état de 45 victimes mais seulement «44 corps ont été récupérés sur le sinistre», a déclaré jeudi à Sofia l’adjoint au procureur général, Borislav Sarafov, alors que 52 personnes étaient censées être présentes à bord de l’autocar et que 7 d’entre elles ont survécu. «L’hypothèse la plus probable de l’accident est celle d’une erreur humaine», a détaillé devant les journalistes Borislav Sarafov, qui n’a toutefois pas écarté qu’une «mauvaise signalisation» puisse avoir induit le chauffeur en erreur. Le véhicule faisait partie d’un convoi de quatre autocars en transit qui circulaient entre la Turquie et la Macédoine du Nord.

«Transfert probable» d’un bus à l’autre

Lors de la conférence de presse, le responsable de l’enquête Marian Marinov a de son côté évoqué le «transfert probable» d’un bus à l’autre de l’un des passagers, après un contrôle à la frontière, lors d’une pause à une station-service. Ce passager manquant n’a pas été identifié. Mardi matin vers 02H00, l’un des quatre autocars du convoi, transportant des touristes pour la plupart originaires de Macédoine du Nord, a heurté une glissière de sécurité située à droite sur l’autoroute mouillée, à 40 km au sud de Sofia, la capitale bulgare.

Le conducteur a ensuite viré à gauche et le bus est resté coincé dans d’autres glissières enfoncées. La porte avant du véhicule s’est ouverte, mais «un énorme incendie» a empêché les passagers de s’échapper par cette voie, les poussant à s’entasser devant la porte arrière, qui était bloquée. L’incendie rapide aurait sans doute été provoqué par des étincelles provenant de la glissière de sécurité, dont une partie qui s’est détachée aurait été traînée par le bus sur l’asphalte. «Les victimes sont principalement mortes par asphyxie», a précisé le procureur.

Celles qui ont survécu étaient toutes assises au fond du bus. Elles ont réussi à s’extirper grâce à l’un des passagers qui a brisé la vitre arrière. Elles ont été hospitalisées à Sofia et se trouvent dans un état stable. Certaines souffrent de fractures et de brûlures. Deux d’entre elles ont pu être entendues. La piste terroriste n’est pas envisagée.



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