« Je voudrais qu’il y ait plus de gens concernés par le handicap au gouvernement »



Maxime a 28 ans. Il y a six ans, il a été diagnostiqué bipolaire alors qu’il était étudiant. À partir de ce jour-là, Maxime a décidé de consacrer toute son énergie à aider les jeunes adultes touchés par un trouble psychique. En France, cela concerne une personne sur cinq. Par le biais de son association La Maison perchée, Maxime interpelle directement les politiques. Ce qu’il voudrait, c’est que la santé mentale soit un sujet majeur de la campagne présidentielle. « Il faut faire de la santé mentale la cause numéro 1 en France.« 

Maxime raconte avoir réalisé qu’il était difficile de faire avancer sa cause sans les politiques. « J’essaye de militer le plus possible auprès des politiques pour essayer de trouver des solutions et faire bouger les lignes ».

Maxime a déjà rencontré le président Emmanuel Macron, certains ministres ou encore la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour leur proposer près d’une dizaine de mesures. « Rendre obligatoire des cours d’éducation psychique au collège au même titre que l’éducation sexuelle, former les infirmiers dans les collèges et les lycées à la santé mentale. Il faut aussi rénover les hôpitaux. Moi qui ai été à l’hôpital, franchement c’est une honte. Je voudrais qu’il y ait plus de gens concernés par le handicap au gouvernement. » Pour Maxime, améliorer la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiques pourrait être une solution pour « relancer le pays« .  

« Mon rêve ça serait de pouvoir vivre dans un monde dans lequel on n’aurait pas besoin de cacher sa différence. Et moi, il se trouve que c’est ma maladie. »

Militer auprès des politiques, Maxime n’avait pas vraiment envisagé ça dans sa vie. « J’étais étudiant en Chine et je me retrouve à militer auprès des politiques pour la santé mentale…Comme quoi, c’est possible de rebondir dans la vie.« 

Maxime se revendique sans étiquette politique. « J’ai déjà une étiquette, c’est que je suis bipolaire, donc ça me suffit ! » Sans donner plus de précisions sur sa sensibilité politique, Maxime estime que « l’élection présidentielle de 2022, ce n’est que du vent. On verra bien qui sera élu. J’espère juste que quelqu’un va se réveiller parce que c’est trop du gâchis. Là, je vais bien, mais il y a cinq ans, j’étais attaché, en camisole, à passer 12 jours dans un lit. Peut-être que si les politiques s’étaient mobilisés je ne serais pas passé par tout ça. »





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