«Il n’y a pas de solution militaire»


Les États-Unis ont affirmé mercredi 24 novembre qu’il n’y avait pas de «solution militaire» en Éthiopie et appelé toutes les parties à la «retenue», au moment où le premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu sur le front face aux rebelles venus de la région du Tigré, selon un média officiel.

«Il n’y a pas de solution militaire au conflit en Éthiopie. Notre objectif est de soutenir la diplomatie comme première, dernière et unique option», a affirmé un porte-parole du département d’État américain. «Nous exhortons toutes les parties à s’abstenir de toute rhétorique incendiaire et belliqueuse, à faire preuve de retenue, à respecter les droits humains, permettre l’accès humanitaire et protéger les civils», a-t-il ajouté.

Le premier ministre éthiopien était mercredi au front, où il dirige la «contre-offensive» des forces gouvernementales contre les rebelles venus de la région du Tigré et qui menacent de prendre la capitale Addis Abeba, a rapporté Fana Broadcasting Corporate. Mercredi, des centaines de nouvelles recrues de l’armée, incitées par Abiy Ahmed à «rejoindre la campagne de survie» selon Fana, ont participé à une cérémonie à Addis Abeba.

Parmi ceux qui ont promis de se battre figure le marathonien et médaillé olympique Feyisa Lilesa. Le département d’État américain a dit «avoir connaissance» d’informations de presse rapportant que des «athlètes éthiopiens de haut niveau, des parlementaires, des dirigeants de partis et de régions ont annoncé qu’ils rejoindraient le premier ministre sur les lignes de front».

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, en visite en Colombie, a lancé mercredi soir un «appel urgent» à un «cessez-le-feu immédiat et inconditionnel afin de sauver» le pays, après plus d’un an d’un conflit marqué par le spectre de la famine. La guerre a démarré au Tigré en novembre 2020 lorsque Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, y a envoyé l’armée fédérale afin d’en destituer les autorités, issues du Front de libération du Tigré (TPLF), qui défiaient son autorité et qu’il accusait d’avoir attaqué des bases militaires.



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