« De la colère » et « un sentiment d’injustice », réagit le PDG d’Orange à sa condamnation



« J’éprouve beaucoup d’incompréhension, de la colère et un sentiment d’injustice », réagit, jeudi 25 novembre, sur France Inter Stéphane Richard, le PDG d’Orange, au lendemain de sa condamnation en appel à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, dans l’affaire de l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

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Stéphane Richard, qui a annoncé se pourvoir en cassation, a été condamné par la Cour d’appel de Paris pour complicité de détournement de biens publics. Il a été reconnu coupable d’avoir joué un rôle déterminant dans cet arbitrage, rendu en 2008. La Cour estime également que le PDG d’Orange a trahi la confiance de la ministre de l’Economie de l’époque, Christine Lagarde, « par ses agissements occultes », en négociant directement avec Bernard Tapie et en utilisant clandestinement la signature électronique de la ministre. Stéphane Richard était alors le directeur de cabinet de Christine Lagarde.

« Est-ce que Christine Lagarde a dit que j’avais trahi sa confiance ? Jamais », affirme Stéphane Richard, estimant qu’on « est dans une situation où on a des juges qui viennent examiner un dossier des années après, et viennent porter une appréciation que la principale intéressée n’a jamais tenue. Ça pose question. »

L’actuel PDG d’Orange se défend d’avoir décidé de l’arbitrage seul. « Est-il normal qu’un directeur de cabinet paye les conséquences de cette décision d’arbitrage ? », interroge-t-il, « je ne le crois pas ».

« Si fraude il y a dans l’arbitrage, j’y suis totalement étranger. » 

Stéphane Richard, PDG d’Orange

à France Inter

À l’opposé du tribunal correctionnel, qui avait prononcé une relaxe générale en juillet 2019, la cour d’appel de Paris a jugé que l’arbitrage octroyant 403 millions d’euros à Bernard Tapie, après la revente d’Adidas, dont il était propriétaire, au Crédit Lyonnais avait fait l’objet d’une « escroquerie ».

Au civil, Bernard Tapie avait été condamné en 2015 à rembourser l’argent public perçu lors de l’arbtirage. La Cour d’appel de Paris a estimé mercredi, dans le volet pénal, que le processus de l’arbitrage avait été « truqué ».

Après le jugement de la cour d’appel, Stéphane Richard a présenté sa démission au conseil d’administration d’Orange. Il reste président-directeur général jusqu’à la nomination de ses successeurs, au plus tard le 31 janvier.





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