une cinquantaine de personnes rassemblées en hommage aux migrants décédés


Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à proximité du port de Calais mercredi soir en hommage aux 31 migrants décédés dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche, ont constaté des journalistes de l’AFP. «Calais, traitements inhumains et dégradants», «Calais, droits humains outragés, brisés, martyrisés», peut-on lire sur des pancartes.

«Darmanin, assassin, t’as du sang sur les mains», «La honte, Bouchart (la maire de la ville, ndlr), Calais devient un corbillard», scandent aussi les manifestants. «Ça nous insupporte de voir les politiques dire que c’est la faute des passeurs au lieu de prendre leurs responsabilités par rapport à la situation à Calais», tance Clara, parmi les manifestants qui ont allumé des petites bougies. «On est là pour se recueillir parce qu’on est tristes, parce qu’on en a marre de compter les morts», ajoute la militante de 25 ans.

Pour Lucie, bénévole à Calais, «il faudrait mettre en place un passage sécurisé de ces personnes en Angleterre de manière contrôlée pour empêcher encore plus de morts.» «Il y a beaucoup d’émotion ce soir, c’est le plus grand drame en mer», dit la jeune femme. Quand les migrants lui font part de leur objectif de traverser la Manche, «on ne les encourage pas, on ne les arrête pas non plus. C’est leur choix. On leur donne juste la dignité ici le temps qu’il reste», explique-t-elle.

«Avec des barrières de plus en plus hautes, ce drame était à prévoir, c’est affolant. Ils n’avaient déjà pas de logements hier et aujourd’hui ils sont sans vie», se désole Anne, habitante de Calais. Sur les 31 migrants décédés figurent cinq femmes et une fillette, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Deux migrants ont survécu. Leur bateau gonflable, un «long boat» fragile et dangereux, s’est dégonflé lors de la traversée au large de Calais.



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