l’ancien directeur adjoint du collège privé Saint-Michel à Annecy condamné pour agressions sexuelles sur mineurs


Devant le tribunal, Jean-Marie Boasso a reconnu « une attirance esthétique et intellectuelle pour les jeunes garçons » mais a toujours nié les agressions sexuelles.

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L’ancien directeur adjoint du prestigieux collège privé Saint-Michel à Annecy, Jean-Marie Boasso, a été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis par le tribunal correctionnel d’Annecy en Haute-Savoie mardi 23 novembre, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

Il a été reconnu coupable de deux agressions sexuelles sur mineurs ainsi que de détention, consultation et captations d’images pédopornographiques. Âgé de 53 ans, il exécutera sa peine sous bracelet électronique. Le tribunal lui a également interdit de revenir en Haute-Savoie ainsi que d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs. « Pour tous les enfants concernés, ce jugement est la reconnaissance du fait qu’ils sont bien des victimes », a déclaré à sa sortie du tribunal le père d’un jeune garçon.

L’enquête ouverte en 2018 après le témoignage d’un collégien de Saint-Michel avait conduit les policiers à découvrir 974 images et vidéos à caractère pédopornographiques sur plusieurs ordinateurs et disques durs saisis chez Jean-Marie Boasso. Parmi ces photos, certaines ont été prises par l’ancien directeur adjoint, à l’insu des élèves, au moment des douches dans un centre de vacances géré par l’établissement. Devant le tribunal, Jean-Michel Boasso a reconnu avoir « installé des caméras dans les douches des garçons ». Il avait également noté de propos salaces sur certains clichés. L’homme a reconnu « une attirance esthétique et intellectuelle pour les jeunes garçons ».

Pour la procureure qui avait requis trois ans de prison contre Jean-Marie Boasso, l’ancien cadre de Saint-Michel « est un pédophile qui ne veut pas suivre de soins ». Si devant le tribunal, il a reconnu la détention d’image pédopornographique, il a toujours nié les agressions sexuelles. Selon son avocat, « il a eu un comportement inadapté mais il n’y a aucun élément qui vient étayer » ces accusations.

Lors du procès, les parties civiles ont pointé du doigt la responsabilité de la direction du collège Saint-Michel. Selon plusieurs parents, celle-ci était au courant et n’a rien fait. « Il y a eu de nombreuses alertes mais elle n’a pas agi ». L’une des avocates des familles dénonce « l’omerta et le silence de l’institution. »





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