«En Chine, quelle que soit sa condition sociale, personne n’est à l’abri de la répression»


FIGAROVOX/ENTRETIEN – Que ce soit pour obtenir des confessions ou faire taire, les méthodes chinoises sont les mêmes depuis Mao, analyse Emmanuel Lincot. Selon ce sinologue, les pressions internationales n’y changeront rien.

Professeur à l’Institut Catholique de Paris, Chercheur-associé à l’Iris, Emmanuel Lincot est sinologue. Chine et Terres d’islam : un millénaire de géopolitique est son dernier ouvrage édité aux Presses Universitaires de France (PUF).


LE FIGARO. – Après avoir accusé Zhang Gaoli, à l’époque numéro sept du régime, de l’avoir violée en 2014, la joueuse de tennis Peng Shuai n’a plus donné signe de vie avant de réapparaître lors d’une mise en scène par les médias d’Etat chinois. Que vous inspire cette affaire ?

Emmanuel LINCOT. – C’est une pratique courante du régime communiste: faire disparaître les gens, les intimider, les réduire au silence, avant de les faire réapparaître sous la pression internationale. Tous ceux qui ont été en indélicatesse avec le régime chinois l’ont expérimenté à leurs dépens, comme l’artiste chinois dissident Ai Weiwei, l’actrice de cinéma Fan Bingbing ou l’ancien directeur d’Interpol également, qui a disparu alors que son statut de haut fonctionnaire international

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