Lasso augmente les prix des carburants, avant de les geler


Le président équatorien Guillermo Lasso a ordonné vendredi une hausse allant jusqu’à 12% des prix des carburants en Equateur, annonçant cependant dans la foulée la fin de leur augmentation automatique mensuelle, sujet au coeur d’un mouvement social depuis plusieurs semaines dans le pays.

«A compter de ce jour, le prix de l’essence est fixé à 2,55 dollars le gallon (américain) et de même le prix du diesel (…) est fixé à 1,90 dollars», a déclaré Guillermo Lasso dans une allocution officielle. L’essence s’échangeait jusqu’à présent à 2,50 dollars le gallon, et le diesel à 1,69 dollars. Ces nouveaux prix de vente des carburants seront cependant gelés, le président Lasso ayant annoncé à la même occasion la fin de l’augmentation mensuelle automatique de ces mêmes prix, en vigueur depuis 2020. Selon ce système, l’Equateur ajustait chaque mois le prix des carburants en fonction du prix du pétrole sur le marché international, ce qui a provoqué une hausse de 70% du gallon américain de diesel (de 1 dollar à 1,70 dollar), le carburant le plus consommé localement.

Revendication sociale

L’Equateur traverse un «scénario économique encourageant», mais a besoin de «stabilité», a expliqué le chef de l’Etat. Elu au printemps 2021, Guillermo Lasso, un ex-banquier, avait jusqu’à présent déclaré vouloir conserver le système de hausse automatique des prix des carburants. Le gel des prix des carburants est l’une des principales revendications d’un mouvement de protestation sociale, mené par les organisations indigènes et syndicales, qui ont sérieusement fait monter la pression politique ces derniers jours en Equateur. Un appel à manifester mardi dans les rues de Quito a été lancé jeudi. Le président a qualifié de «putschistes» et de «conspirateurs» les meneurs des manifestations, appelant ses partisans à «défendre» la capitale.

Sur son compte Twitter, le bras politique de la Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur (Conaie), a accueilli ces dernières annonces comme une «bonne nouvelle». Fer de lance de la protestation, la Conaie se réunit ce vendredi dans la communauté andine de Colta, dans le centre du pays, pour décider de ses futures actions face au gouvernement.



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