Tensions d’approvisionnement en immunoglobulines


Les immunoglobulines, produits thérapeutiques issus du plasma humain, risquent de manquer en France à cause de la baisse des dons de sang due au Covid-19, et l’Agence du médicament (ANSM) rappelle qu’elles doivent être réservées en priorité au traitement de certaines maladies.

Parmi ces indications prioritaires, on relève notamment le syndrome de Guillain-Barré (une maladie neurologique) ou la maladie de Kawasaki (une maladie inflammatoire), a rappelé l’ANSM jeudi. Également prioritaire, le traitement en prophylaxie de certains sujets à risques exposés à un cas confirmé de rougeole (femme enceinte non vaccinée et sans antécédents de rougeole, personnes immunodéprimées ou bébé de moins de 6 mois dont la mère présente une rougeole).

D’autres indications dans lesquelles les immunoglobulines sont utilisées sont classées par ordre de priorité dans ce contexte particulier («À réserver aux urgences vitales» ou «non-prioritaires»). Dans un communiqué, l’ANSM pointe des «tensions à venir en immunoglobulines humaines (Ig), suite à une diminution des capacités d’approvisionnement des laboratoires». «Ces tensions s’expliquent notamment par la baisse au niveau mondial de la collecte de sang et de plasma dans le contexte de la Covid-19», poursuit-elle.

La création de «groupes de travail»

Les autorités sanitaires ont mis en place des «groupes de travail» pour réfléchir aux moyens de parer à ces tensions d’approvisionnement, réunissant des représentants d’associations de patients et des professionnels de santé. Les deux premières réunions ont eu lieu le 30 septembre et ce mardi. En attendant, le retour à un approvisionnement normal, «l’ensemble des parties prenantes a rappelé l’importance du respect strict» de la «hiérarchisation» des maladies qui peuvent bénéficier de «ces médicaments indispensables».

Préparées à partir des dons de plasma, les immunoglobulines humaines contiennent des anticorps et sont administrées en injection pour soutenir le système immunitaire du malade dans certaines indications. Ce produit thérapeutique connaît régulièrement des tensions d’approvisionnement. «Des travaux sont engagés (…) pour accroître la collecte de plasma sur le long terme et ainsi optimiser la sécurisation de l’approvisionnement de ces traitements sur le territoire français», souligne l’ANSM.



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