Ian Brossat s’attire les foudres de la classe politique


Plusieurs voix ont dénoncé la «misogynie» de l’élu communiste après une passe d’armes en conseil de Paris avec la maire du VIIe arrondissement.

Le conseil de Paris a été particulièrement houleux ce mercredi. Après une première querelle opposant Rachida Dati et les écologistes à Anne Hidalgo, c’est l’adjoint communiste Ian Brossat qui s’est fait remarquer. Pour récupérer la parole face à la maire LR du VIIe arrondissement, l’élu s’est exprimé ainsi : «Madame Dati, c’est moi qui parle. Et en l’occurrence, même quand j’étais prof à Sarcelles, les élèves se taisaient. Donc vous allez faire pareil.» «Je m’en fous madame, je m’en fiche, je n’en ai strictement rien à faire», a-t-il ajouté.

L’altercation n’est pas passée. Après qu’un extrait vidéo a été publié sur les réseaux sociaux, Ian Brossat s’est attiré les foudres de la classe politique. À droite, de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à l’ancienne garde des Sceaux. «Ces propos sont honteux et indignes d’un élu de la République. Le débat et les désaccords politiques ne doivent jamais être un prétexte au mépris de classe et aux insultes», a ainsi déclaré le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Damien Abad.

«Le pire de la gauche»

Le président du parti, Christian Jacob, s’est lui aussi dit «écœuré devant les propos déshonorants de Ian Brossat», évoquant du «mépris de classe» et une «attaque ad hominem» qui reflètent selon lui «le pire de la gauche». «Il faut davantage de respect dans le débat politique de notre pays», a complété Michel Barnier. «Quelle arrogance ! Quel mépris ! Quelle misogynie ! La gauche parisienne tombe très bas», a ajouté la vice-présidente LR de l’Assemblée, Annie Genevard. «Stop au mépris», a encore réclamé Valérie Pécresse.

Un procès en misogynie qui n’a pas échappé à l’ancienne secrétaire d’État chargée de l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa. Aussitôt, la ministre déléguée a déclaré que «quand on est une femme en politique et qu’on n’a pas grandi dans la soie, même quand on a été Ministre, Maire, figure importante de son parti, il y a toujours un type pour nous ramener à une condition d’élève de Sarcelles”.» «C’est rance», a-t-elle lancé.

Même à gauche, l’écologiste Sandrine Rousseau a montré son désaccord. «Je trouve cette remarque très spécieuse. Entre le renvoi d’une élue au statut d’élève et la référence au quartier… Je sais pas», a-t-elle prudemment déclaré.

Sur son compte Twitter, Ian Brossat a toutefois assuré qu’il maintenait ses propos. «Même quand j’étais prof à Sarcelles, les élèves se taisaient. Car ils avaient, eux, une certaine idée du respect et de l’écoute. N’en déplaise à la droite parisienne qui coupe en permanence la parole et transforme nos débats en pugilat.»



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