presque un an après le drame, un homme arrêté pour des menaces contre le sacristain


Le mis en cause est un ressortissant tunisien de 26 ans en situation irrégulière. Il était jusqu’à présent inconnu des services de police français.

Presque un an jour pour jour après l’attentat de la basilique de Nice – qui avait coûté la vie à trois personnes le 29 octobre 2020 – un incident s’est produit mardi à proximité et dans l’église.

Un ressortissant tunisien de 26 ans se trouvant en situation irrégulière a été interpellé et placé en garde à vue mardi 12 octobre dans la matinée après avoir proféré des menaces en arabe à l’encontre du sacristain de la basilique Notre-Dame de Nice, selon une information du site Actu17, relayée par le maire Nice, Christian Estrosi. Fortement alcoolisé, cet homme aurait aussi hurlé dans la basilique et craché par terre.

Effrayé, le nouveau sacristain a déclenché le bouton d’urgence permettant d’alerter les forces de l’ordre. Rapidement rendus places, plusieurs agents de la police municipale ont interpellé l’individu et l’ont placé en garde à vue.

«La justice doit être extrêmement sévère alors que nous allons bientôt commémorer l’attentat du 29/10/2020», a écrit dans la soirée le maire de Nice sur Twitter.

Pas une affaire de terrorisme

Xavier Bonhomme, le procureur de la République de Nice, tient pour sa part à relativiser les faits et appelle à la prudence. «Après audition des plaignants et témoins, aucun élément en faveur de l’apologie du terrorisme ou de menace n’a été recueilli», a-t-il indiqué au Figaro ce mercredi. «Les premiers éléments rapportés faisaient état en effet de menaces, ce qui explique l’interpellation et la garde à vue. Au final, le sacristain a pris peur suite à quelques paroles en arabe».

Et le magistrat de préciser que le mis en cause, inconnu des services de police, a été relâché dès mardi après-midi. Une enquête a été ouverte et confiée au groupe d’appui judiciaire (GAJ) du commissariat de Nice.

Le 29 octobre 2020, Brahim Aouissaoui, un tunisien de 21 ans et islamiste avéré, avait poignardé à mort et égorgé trois personnes dans la basilique Notre-Dame. Parmi les victimes, Vincent Loquès, 54 ans, le sacristain de la basilique. Le terroriste, après avoir crié à plusieurs reprises « Allah akbar », avait été neutralisé et interpellé par une équipe de quatre agents de la police municipale appelés sur place.



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