«On a voulu me coller une image qui ne correspond pas à ce que je suis», dénonce François de Rugy


Invité sur France Info ce mercredi, l’ancien ministre est revenu sur les accusations de Mediapart, son prédécesseur Nicolas Hulot et sa vision de l’écologie.

Il veut «rétablir les faits». En retrait de la scène publique depuis son départ du gouvernement il y a plus de deux ans, François de Rugy signe un nouveau livre, jeudi 14 octobre, intitulé, avec ironie, Du pouvoir, des homards… mais surtout de l’écologie ! (Ed. Plon). Invité sur France Info ce mercredi matin, l’ancien ministre en charge de la Transition écologique est revenu sur l’affaire qui l’a concerné.

«On a voulu me coller une image qui ne correspond pas à ce que je suis», a d’abord déclaré François de Rugy. Accusé par le site d’information en ligne Mediapart d’avoir organisé des dîners luxueux sans lien apparent avec ses fonctions, l’ancien membre du gouvernement avait remis sa démission en juillet 2019. Désormais, il assure être «passé à autre chose» et avoir reçu «une leçon de l’exercice du pouvoir». «Un éditeur m’avait proposé de faire un pamphlet contre Mediapart, moi j’ai dit non», a-t-il précisé.

«Qui s’occupe de faire ?»

Dans son livre, François de Rugy se dit aussi la cible d’un «faux cambriolage» survenu à l’époque, où certains documents volés se seraient retrouvés dans les articles qui le visaient. «Le fait que Mediapart fasse des pressions y compris sur d’autres journalistes, c’est de notoriété publique. Cela fait partie de leurs méthodes, depuis toujours», a-t-il lancé.

Six ans après avoir quitté Europe Ecologie-Les Verts, le député de Loire-Atlantique a également voulu rappeler son engagement sur le sujet «depuis le lycée». Profitant aussi de l’occasion pour fustiger l’action de son prédécesseur, Nicolas Hulot. «Il ne voulait pas se coltiner la transformation des choses. (…) C’est un peu plus compliqué que de faire des annonces. Moi je crois que c’est un peu une maladie de l’écologie en France. Des slogans, des symboles, on demande des annonces mais après, qui s’occupe de faire ?», a-t-il critiqué.

À l’inverse, lui assure désormais vouloir «faire» et non «communiquer». Qualifiant son ancienne famille politique d’«officine gauchiste», il appelle à «ne pas se priver du nucléaire pour faire face au défi du réchauffement climatique» et déplore les «liens» entre les «personnes» au sein d’EELV et les «associations environnementalistes».


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