Mort accidentelle d’un soldat français de Barkhane au Mali


Le maréchal des logis Adrien Quélin est mort lors d’une opération de maintenance. Son décès porte à 7 le nombre de militaires français morts de manière accidentelle au Sahel depuis 2013.

Adrien Quélin, un soldat français de l’opération antidjihadiste Barkhane est mort mardi 12 octobre de manière accidentelle sur la base de Tombouctou au Mali, a annoncé mercredi 13 octobre l’état-major.

Le maréchal des logis Adrien Quélin, un mécanicien de 29 ans appartenant au 4e régiment de chasseurs de Gap, «effectuait une opération de maintenance sur un camion. Il a été grièvement blessé par la bascule de la cabine de ce camion alors qu’il travaillait sur le moteur du véhicule», selon un communiqué.

«Malgré la prise en charge immédiate par les secours sur place, il n’a pas pu être réanimé. Il est décédé des suites de ses blessures. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident», poursuit l’état-major.

Célibataire et sans enfant, le maréchal des logis Quélin est le 7e militaire français à mourir de manière accidentelle au Sahel depuis 2013 dans les opérations antidjihadistes Serval puis Barkhane. 52 soldats sont par ailleurs morts au combat sur la même période.

Le dernier en date était le caporal-chef Maxime Blasco, un commando du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), tué par un tireur embusqué dans la région de Gossi, au cours d’une opération contre un groupe terroriste.

Contexte tendu

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d’ici à 2023 à 2500-3000 hommes, contre plus de 5000 aujourd’hui alors que les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées.

Ce nouveau décès intervient alors que Paris a revendiqué la «neutralisation» en août au Mali du chef du groupe djihadiste État islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, une opération qualifiée de «succès majeur» pour la France à l’heure où ses troupes se réorganisent au Sahel pour se concentrer sur la lutte antiterroriste.

Mais il intervient aussi dans un contexte tendu entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako, laquelle envisage de conclure un contrat avec la sulfureuse société paramilitaire russe Wagner, décrite comme proche du pouvoir russe. Un déploiement de ces mercenaires serait «incompatible» avec le maintien au Mali des troupes françaises, qui combattent depuis huit ans les djihadistes au Sahel, a averti le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.



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