Michel-Edouard Leclerc appelle l’État à «baisser ses taxes»


Alors que le prix du gazole atteint un plus haut historique, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc déclare vendre le carburant d’ores et déjà presque au prix coûtant.

Le litre de gazole n’a jamais été aussi cher en France. Le prix à la pompe a atteint la semaine dernière 1,5354 euro le litre en moyenne. Ce sujet est scruté de près par le gouvernement, qui garde un souvenir cuisant des manifestations de fin 2018, déclenchées par le prix record d’un plein de carburant.

Ce mardi, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Barbara Pompili, la ministre de la Transition, a «demandé aux distributeurs de faire un geste dans cette période difficile, en réduisant leurs marges. Je me réserve la possibilité de les réunir en cas de besoin».

«Nous allons dans un premier temps nous assurer que les distributeurs jouent le jeu, et qu’aucun d’entre eux ne profite de la situation pour accroître les prix à la pompe de manière excessive au détriment des Français les plus modestes», a assuré Barbara Pompili.

Questionné ce matin sur RMC à propos de cet effort à réaliser, Michel-Edouard Leclerc a renvoyé la balle au gouvernement : «On est déjà quasiment à prix coûtant. Sur le carburant, on gagne un à deux centimes du litre. Je suis prêt à aider l’État à baisser ses taxes en accompagnant son mouvement mais c’est à l’État de commencer».

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Cette hausse des prix du carburant traduit une inflation plus généralisée. Au mois de septembre, les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,1% sur un an, après 1,9% en août, selon une estimation provisoire publiée jeudi par l’Insee. La consommation des ménages a quant à elle rebondit de 1%. La hausse des prix a été tirée par les services (+1,5%) et l’énergie (+14,4%), tandis que celle des produits manufacturés (+0,4%) et dans une moindre mesure de l’alimentation (+1%) et du tabac (+4,8%) a ralenti, a précisé l’Institut national des statistiques dans un communiqué.

«Je pense que l’inflation va monter à 4% en début d’année 2022 car il y a trop de hausses de prix sur les transports, les matières premières et l’énergie», affirmait ce matin Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc.



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