La Réunion va sortir de l’état d’urgence sanitaire



Le gouvernement a justifié cette décision par le renforcement des mesures de freinage, des gestes barrières et par la progression de la couverture vaccinale sur l’île.

L’île de La Réunion va sortir vendredi de l’état d’urgence sanitaire qui avait été décrété le 13 juillet dernier en raison de la circulation accrue du coronavirus, selon un décret du gouvernement pris mercredi.

« À la Réunion, nous avons mis fin ce matin en conseil des ministres, par un décret qui a été adopté, à l’état d’urgence sanitaire dès ce vendredi. Cette décision acte l’amélioration nette et durable de la situation sanitaire de l’île », a déclaré le porte parole du gouvernement Gabriel Attal lors de la conférence de presse tenue à l’issue du Conseil des ministres.

Une décision rendue possible grâce « aux efforts quotidiens réalisés par les Réunionnais qui ont respecté les gestes barrières et les mesures de freinage (confinement et couvre-feu notamment) mises en place par le Préfet sur le territoire », a détaillé le gouvernement dans un communiqué, « cette décision est aussi possible grâce  aux progrès enregistrés dans la vaccination, avec près de 70 % de la population éligible qui a déjà reçu une dose de vaccin ».

« L’amélioration de la situation sanitaire se confirme »

Le président Emmanuel Macron avait justifié cette décision, en juillet lors d’une allocution télévisée, par le « niveau de vaccination insuffisant » et par la « forte pression » hospitalière.

« Depuis neuf semaines l’amélioration de la situation sanitaire se confirme dans l’île », ont indiqué mardi dans un document commun la préfecture et l’Agence régionale de santé (ARS) de cette île de l’océan indien.

Un taux d’incidence nettement inférieur à celui de juillet

Le confinement en vigueur à La Réunion depuis le 31 juillet avait été complètement levé le 15 septembre et le couvre-feu à 23h avait pris fin le 4 octobre.

Du 2 au 8 octobre, 241 cas ont été recensés, ce qui porte le taux d’incidence à 28,2 pour 100.000 habitants. Fin juillet, alors que l’épidémie était en pleine recrudescence, le taux d’incidence avait dépassé les 400 pour 100.000 habitants et le taux de positivité avait atteint les 10%.

La préfecture avait alors imposé une interdiction de se déplacer en dehors d’un rayon de 10 km autour de son domicile (5 km le week-end) et de sortir entre 19h et 5h. Le projet de loi prolongeant jusqu’au 31 juillet 2022 le recours possible au pass sanitaire est présenté mercredi en Conseil des ministres. Il prévoit aussi l’extension de l’état d’urgence en Guyane jusqu’au 31 décembre 2021. Dans ce territoire, « une décrue épidémique semble s’amorcer même si la situation reste très tendue », a ajouté Gabriel Attal.



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