Agression d’un inspecteur du travail sur un chantier en Corse, le gouvernement «condamne»


La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a condamné mercredi l’agression, survenue la veille, d’un inspecteur du travail près d’Ajaccio, en Corse, où il était intervenu sur un chantier ne respectant pas les obligations de sécurité.

«Je condamne sans réserve l’agression dont a été victime un inspecteur du travail en Corse et lui adresse toute ma solidarité. Ces agents réalisent chaque jour un travail essentiel auprès des entreprises et des salariés pour veiller à la sécurité des travailleurs», a réagi la ministre sur Twitter.

La préfecture de Corse avait elle-même condamné dans un tweet «avec la plus grande fermeté l’inadmissible agression» de cet inspecteur de la Dreets (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités). Ce dernier avait été «pris à partie et violemment frappé au visage par un représentant de l’employeur, alors qu’il intervenait sur la rocade d’Ajaccio pour interrompre un chantier ne respectant pas les obligations de sécurisation des salariés pour les travaux de grande hauteur», selon un communiqué de la préfecture. «L’agresseur a également proféré des menaces à l’encontre de l’agent et de sa famille», selon le communiqué, indiquant qu’«à la suite de l’intervention des secours, la victime a été conduite à l’hôpital d’Ajaccio».

L’inspecteur était intervenu spontanément sur le chantier, après avoir constaté qu’un ouvrier travaillait en hauteur sans casque. «Lorsque l’on voit ce genre de situation, on arrête le chantier (…) pour le mettre en sécurité», avait expliqué la directrice de la Dreets de Corse, Isabel de Moura, interrogée par France 3.

«Divergence dans les déclarations»

Le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, a indiqué à l’AFP que l’auteur de l’agression avait été placé en garde à vue mercredi. «Il y a divergence dans leurs déclarations, la victime disant qu’elle a reçu un coup de poing et l’auteur disant qu’il l’a simplement poussée». Poursuivi en procédure de plaider-coupable, l’agresseur présumé devra répondre de violences avec ITT inférieure à huit jours sur une personne chargée d’une mission de service public. Une ITT d’un jour a été prononcée, a précisé le procureur.

La CGT travail, emploi, formation professionnelle (CGT TEFP) a dénoncé une «attaque inacceptable» dans un communiqué, soulignant qu‘«il reste moins de 1.800 inspecteurs.trices et contrôleur.es du travail en section d’inspection pour l’ensemble des salarié.es» et que «près de 40% des sections d’inspection sont vacantes en Corse, empêchant de facto les contrôles en binôme».



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