à la peine sur la troisième dose de vaccin, le gouvernement redouble d’efforts



Quatre millions et demi de Français, de plus de 65 ans, immunodéprimés ou soignants, sont éligibles à une troisième dose de vaccin contre le Covid-19. Face au rythme de la campagne de rappel jugé « insuffisant » par Olivier Véran, le gouvernement lance plusieurs dispositifs pour convaincre.

« Ce n’est clairement pas suffisant. » Le ministre de la Santé a déploré le retard pris par les injections de troisième dose de vaccin pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, ce mercredi matin sur Franceinfo.

« On est à un peu plus d’un million et demi sur quatre millions et demi, ça veut dire un tiers, c’est mieux que chez nos voisins », a détaillé Olivier Véran, jugeant cependant ce chiffre « insuffisant » pour garantir « dans la durée » le niveau de protection immunitaire contre le virus.

La campagne de rappel concerne les plus de 65 ans et les personnes à risque, comme les obèses et les diabétiques, à condition d’avoir été vaccinés plus de six mois auparavant. Les soignants ont été ajoutés à cette liste le 7 octobre par le gouvernement, suivant un avis de la Haute autorité de santé (HAS).

« J’insiste parce que c’est le plus grand risque qu’on coure aujourd’hui » a-t-il ajouté, évoquant l’éventualité d’une nouvelle vague épidémique, même si aucun nouveau variant dangereux n’a été, pour le moment, détecté. « J’invite celles et ceux qui nous écoutent à ne pas attendre », a-t-il insisté.

Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, est aussi venu mobiliser les troupes ce mercerdi matin. Il a encouragé, sur BFMTV-RMC, les plus âgés à faire leur rappel vaccinal.

« Les études montrent que l’immunité conférée par le vaccin a tendance à diminuer avec le temps. Quand vous avez plus de 65 ans, que vous êtes une personne fragile et que vous avez fait votre vaccin il y a plus de six mois, il faut faire ce rappel vaccinal », souligne-t-il.

Campagne « vaccinons nos aînés »

Le ministère de la Santé fait le constat « que la campagne peut encore avancer » chez les plus âgés. 560.000 personnes restent à vacciner parmi les plus de 80 ans, même si 3,6 millions ont déjà reçus une dose dans cette classe d’âge. Avec 86.3% de primo-vaccinés chez les plus de 80 ans, la France fait moins bien que plusieurs de ses voisins. Le gouvernement compte aussi sur un effet de la campagne anti-grippale: 30% des non-vaccinés de plus de 80 ans l’ont bien été contre la grippe l’an dernier.

Pour accélerer le processus, une campagne « Vaccinons nos aînés » et un numéro national pour la vaccination à domicile sont déployés cette semaine. Il faut « actionner tous les leviers possibles », indique le ministère de la Santé, ajoutant qu’il n’existe « pas de technique magique ».

7,4 millions de non-vaccinés

Dans l’ensemble de la population au 11 octobre, 7,4 millions de personnes n’ont toujours pas été vaccinées, précise le ministère. Face à ce nombre, un projet de loi prolongeant jusqu’à l’été 2022 le recours possible au pass sanitaire a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Le gouvernement compte aussi sur l’effet persuasif des tests « conforts », qui deviendront payants vendredi.

Le groupe PS au Sénat demande lui à aller plus loin, en déposant ce mercedi une proposition de loi pour rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire. Contre l’avis du gouvernement, qui n’envisage pas cette hypothèse pour le moment.



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